Alors que la série tv est sortie en dvd , le comic continue de faire son bonhomme de chemin .
Tandis que l'hiver arrive, nos survivants profitent d'une relative accalmie pour faire le point sur leur vie sentimentale. Comme souvent dans la série, le prix du bonheur retrouvé se paye en litre d'hémoglobine. Une clôture s'effondre dans le village de nos héros et ce sont des centaine de zombies qui s'infiltrent dans une communauté non préparée qui ne compte qu'une dizaine de combattants experts. C'est ainsi que Glenn organise un raid suicide pour sauver Andrea piégée au sommet d'une tour. Rick quant à lui va devoir assumer de terribles conséquences de choix qu'il va payer au prix fort .
La mécanique de la série est maintenant bien rodée. Le schéma des arcs de Kirkman peuvent même sembler répétitifs : Nos survivants sont perdus dans la nature, ils se battent pour construire un semblant de sécurité qu'ils finissent par perdre soit par malchance soit suite à la cupidité d'autres humains.
La première partie de No way out assume parfaitement son côté soap opéra présent depuis le début de la série. Sans être passionnant, le soap permet de bons dialogues, de faire exister des interactions entre personnages secondaires et de permettre des respirations légères après les horreurs que les personnages ont subi.
Kirkman s'est bien amusé à doser les forces en présence : les zombies sont mortels, nombreux mais stupides ; les humains malins mais ne peuvent se servir d'armes à feu sous peine d'empirer la situation. Kirkman s'amuse ainsi comme un fou à imaginer les stratégies alternatives pour dégommer la zombaille avec le grand retour de "la couverture sanglante".
Dialogues réussis, cliffhanger insoutenable, action soutenue, émotion réelle, j'avoue m'être fait encore avoir par la marque de fabrique de la série qui consiste à éliminer des personnages de premier plan lorsque l'on s'y attend le moins. Pour ma part j'ai poussé deux cris d'effroi à intervalle rapproché dans mon train suite à deux coups de théâtre ; mes voisins ont apprécié ... Je m'étais pourtant juré de ne plus faire avoir !
J'enlève une étoile car le découpage du premier épisode est insupportablement haché voire parfois incompréhensible. Je n'ai toujours pas compris comment les zombies s'étaient infiltrés dans la communauté. De même Kirkman s'attarde sur un personnage secondaire qui s'est pris un coup de couteau qu'il délaisse ensuite complètement. A l'inverse il tue peut-être très facilement des personnages qu'il ne développe qu'au moment de leur agonie. C'est parfois agaçant.
Enfin Adlard continue de faire preuve d'une certaine paresse inquiétante sur les décors voire sur les rendus des visages. Notre bonhomme a certainement fort à faire à dessiner depuis des années des zombies au kilomètre, mais il nous avait habitué à mieux.
No way out n'est assurément pas le meilleur épisode de la saga mais il comporte suffisamment de scènes fortes et de situations inédites pour garder le cap .
Je chipote beaucoup, on reste largement dans du comic haut de gamme dont j'attends la suite avec impatience.