Nous avons suivi la longue errance de Rick et de ses compagnons jusque là et, parvenus à ce tome, nous sommes à l'aube d'un nouveau cycle. Le gouverneur, ivre de vengeance, est « aux portes du pénitencier », l'affrontement sera sans pitié et tous n'en sortiront pas vivants...
Walking Dead n'est pas seulement une histoire de zombies au scénario troussé comme un roman d'anticipation, c'est surtout une formidable métaphore qui dénonce les insidieuses horreurs inscrites à la périphérie de notre société contemporaine : trahison, concupiscence, vol, soif de domination, peur et meurtre. Ces zombies qui font que « l'enfer, c'est les autres » ne sont-ils pas en nous comme ils sont autour de nous ? Car ce que Walking Dead illustre magnifiquement, c'est ce devenir zombie qui anime une société borgne et auto-compulsive.
Par sa modernité et son inventivité, la série d'Adlard et Kirkman est en passe de devenir un classique !