Pour ce volume, l'histoire a le mérite de se recentrer sur les personnages, sur la trame globale à chercher d'une part à survivre, mais aussi le pourquoi du comment de tout cela. Bien sûr, plane quand même la menace du retour du grand méchant qui, à n'en pas douter, va chercher à se venger et refaire basculer le prochain volet dans la caricature, comme à chacune de ses apparitions.
En revanche, plus ça va et moins j'arrive à encaisser le dessin de Charlie Adlard. On dit qu'il ne fait que très peu de croquis préparatoires, préférant aller à l'essentiel (le travail sur planches) et malheureusement, ça se ressent fortement.
Car s'il sait placer ses ombres et maîtriser la technique du noir et blanc, il en va autrement du trait en lui-même. Pour une case réussie, combien de bâclées, foireuses ou maladroites, qui sentent presque l'amateurisme (je vous laisse juger par vous-même la taille des pouces des personnages sur la couverture ci-contre, l'oeil et la main ratés de la fille en arrière-plan, par exemple)?
Si Tony Moore pouvait revenir sur la saga, ce serait vraiment une aubaine!