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5.0 étoiles sur 5
Petits secrets entre amis sur le Floyd, 1 octobre 2008
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Wall (CD)
Que dire si ce n'est que ce disque m'accompagnera jusqu'à mon dernier souffle et qu'il fait partie des rares oeuvres d'art qui ont changé ma vie !!!
Pour me differencier des autres commentateurs je vous propose quelques anecdotes sur ce disque :
Le premier titre enregistré fut The show must go on . Les Beach Boys au complet devaient chanter , finalement ils ne seront que deux à le faire.
C'est le producteur Bob Ezrin qui a eu l'idée de faire chanter les enfants sur Another Brick In The Wall 2 . Il s'est rappelé l'avoir déjà fait avec Alice Cooper sur School's out et Lou Reed sur Berlin.
C'est toujours Bob Ezrin qui a demandé à Gilmour de jouer la rythmique de la chanson façon disco ( Chic enregistrait dans un studio voisin )
Bob Ezrin a du supplier Roger Waters de sortir la chanson en Single
Bob Geldof au moment de jouer dans le film detestait Pink Floyd
Le refrain de confortably numb est inspiré d'un concert ou Waters etait trop malade pour jouer. Il souffrait d'une hêpatite et tout le monde pensait que les cris de douleur qu'il poussait étaient volontaire. Un docteur lui injecta un calmant qui lui donnait l'impression que ses mains avaient doublé de volume.
Vous trouverez bien d'autres anecdotes dans le Livre Pink Floyd : Inside out de Mark Blake en vente sur Amazon ; le livre est en anglais et je l'ai également commenté !
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Tout ça à cause d'un crachat!, 8 janvier 2010
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Un crachat de Roger Waters (qui supporte de moins en moins les pressions extérieures) sur un surexcité du premier rang lors d'un concert des Floyd au stade olympique de Montréal pour la promotion d'Animals en 1977 (le soir là, David Gilmour n'est pas revenu sur scène lors du rappel pour manifester sa désapprobation à l'égard d'un public indiscipliné), a donné à son auteur l'idée de cet album d'anthologie. Le concept de The Wall (11ème album) venait de naître chez Waters, à savoir bâtir un mur entre le groupe et le public pour se protéger. La démo de Waters, par ailleurs inaudible, fut soumise aux autres membres qui l'adoptèrent. Il fallut huit mois, quatre studios différents, un groupe au bord du gouffre financier et un retour à la raison de Waters (qui avait limogé Rick Wright durant cet enregistrement et qui officiellement ne réintègre Pink Floyd qu'en 1994) pour enregistrer ce disque, sorti le 30 novembre 1979 et qui contient les chansons les plus lourdes, les plus durs du groupe. The Wall n'est pas un opéra-rock, ni un album-concept, ni une comédie musicale pas même un oratorio : c'est un amalgame de tout cela. Une chose est sûre : Pink Floyd a abandonné son côté psychédélisme ce qui rend plus accessible ses 26 chansons (23 signées Waters et 3 Gilmour/Waters dont Comfortably Numb et Run Like Hell) qui gravitent autour du thème de l'enfermement. Le ton est tantôt rock, tantôt plus calme et sombre, tantôt ballade, voire disco (Another Brick In The Wall II) avec cris, explosions, échos... Rien à redire. C'est bien écrit, bien composé, poignant, cohérent .La pochette de l'album se veut sobre et représente un mur blanc immaculé, mur symbole de la non-communication. Indispensable !
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5.0 étoiles sur 5
Les Pink Floyd "mûrs", 8 juillet 2011
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On a tout entendu sur ce double-album album mille fois commenté: disque boursouflé, délire mégalomane de Roger Waters, fourre-tout indigeste... Les intégristes de Pink Floyd crièrent même à la trahison... Avec le recul, on prendra "The Wall" pour ce qu'il est, à savoir un très bon disque de rock qui a mieux vieilli que la plupart des albums du Floyd ("Dark side of the moon" et "Wish you were here" en tête). Cette oeuvre ambitieuse et introspective poursuit le même but que le Plastic Ono Band de John Lennon. C'est une forme de psychothérapie discographique, la confession d'un personnage prisonnier d'un mur mental, traumatisé par une enfance sans père et par une mère abusive. Dès l'introduction de "In the flesh", avec ses guitares hurlantes et ses cordes luxuriantes, on est dans l'ambiance. La production de Bob Erzin va donner à "The Wall" un caractère majestueux, qui trouvera son apothéose avec "The Trial", mini-opéra proche de l'univers de Kurt Weil et Brecht, qui conclut l'album... Mais cette emphase voisine avec des plages très calmes (Vera) et les sommets de blues-rock que sont "Hey You", "Mother" et "Comfortably numb" (le chef-d'oeuvre de Waters), sans parler du mégatube "Another brick in the wall". Ce titre dévastateur apportera à l'album une renommée mondiale, de même que le film d'Alan Parker qui posera des images sur le mal-être de Roger Waters.
"The Wall" n'est peut-être pas l'album emblématique du style de Pink Floyd. Il reste néanmoins un grand album de rock, qui peut s'aligner avec ceux des Beatles, des Stones et des Who.
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