Ouah, le choc !
Oui, un véritable choc la première fois que j'ai posé cet album (posé, car c'était du vinyl à l'époque !) sur ma platine. Exactement ce que je recherchais : Vitesse d'exécution, mélodies imparables avec ce qu'il faut d'agressivité et refrains à reprendre à tue-tête.
Il faut dire que ce premier album d'Helloween démarre très fort avec son intro à faire tomber les murs (de Jericho) et ce "Ride the sky" qui déboule à cent à l'heure. Pour moi, l'un des meilleurs titres, toutes périodes confondues, de ce groupe. Ca donnait tout de suite le ton. Car la suite, sans être aussi géniale que ce premier titre, montre un jeune groupe en pleine forme qui a de l'énergie à revendre. Le tempo ne faiblit pas (excepté sur le sympathique "Gorgar" où l'on découvre un autre aspect du groupe : l'humour.)
"Heavy Metal (is the law)", enregistré en faux-live, donne bien la pêche et le superbe "How many tears" qui clôt l'album laisse augurer des lendemains qui chantent pour ce jeune combo allemand.
La version CD renferme les 5 titres du mini-album "carte de visite" sorti l'année précédente (1985) et qui contient 2 joyaux : "Victim of fate" et "Cry for freedom". On y a ajouté aussi le single "Judas", sorti lui juste après l'album "Walls of Jericho". Le point commun de tous ces titres est que le chant est assuré par Kai Hansen, guitariste du combo, avant que celui-ci ne cède sa place au micro à l'emblématique Michael Kiske avant l'enregistrement des 2 "Keeper". Mais ceci est une autre histoire. Et, même s'il est certain que Kiske est bien meilleur chanteur que lui, j'avoue trouver encore aujourd'hui un certain charme à ce chant d'écorché.
Alors, forcément, Helloween n'a pas encore atteint son point culminant avec cet album mais il montre vraiment un groupe au talent de composition et d'interprétation certain. Il mérite les 5 étoiles car, dans le contexte de l'époque et sans connaître la suite (les fabuleux "Keeper"), ce "Walls of Jericho" fut un véritable électro-choc pour de nombreux fans de Metal. Une nouvelle génération de groupes allait pointer le bout de son nez, Helloween avait montré le chemin. Suivez les citrouilles...