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Commentaires client les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Bon roman, mais trop long,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Waltenberg - Prix du Premier Roman 2005 (Broché)
Tout de suite il faut préciser que j'ai failli abandonner la lecture de cet ouvrage, car il y a au moins 300 pages de trop où l'auteur fait preuve (à mon goût inutilement) de sa très grande érudition, notamment musicale... Surtout le début est très barbant et on peut se demander ce qu'apportent les 3 premiers chapitres : le premier rappelle sur 60 pages l'anachronisme de la cavalerie française en 1914 (avec sa tenue flamboyante visible à des kms) à l'occasion de la rencontre de deux des protagonistes majeurs du roman. A partir du 4° chapitre, on rentre enfin vraiment dans le roman et on n'en sort plus avec une intrigue réellement passionnante jusqu'au bout (qui est la taupe?) et un portrait de femme exceptionnelle.
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Brillant mais inégal,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Waltenberg - Prix du Premier Roman 2005 (Broché)
Je ne suis pas vraiment d'accord avec les deux très sévères critiques précédentes. Certes, les deux premiers chapitres et 100 premières pages consacrés à la guerre de 14 sont largement inutiles au reste du récit et ne sont de surcroît guère palpitants (multiples répétitions, sentiment de ne pas avancer). Certes encore, en bon professeur de littérature à Normale Sup, Kaddour ne peut s'empêcher de trop en faire en matière de narration et de figures de style - et son usage de la virgule m'insupporte. Le point et le point virgule ne constituent pas des outils superflus de la langue française comme l'appendice ou la vésicule biliaire pour le corps humain.
Pour le reste, on ne peut que saluer l'ambition et le brio de ce Waltenberg. De quoi est-il question ? Fondamentalement d'un récit du court XXè siècle comme dirait Hobshawn (1914-1991) vu par trois grands témoins : Max, journaliste français mi-baroudeur mi-bouffon, Hans, écrivain allemand tiraillé entre RDA et RFA, Lilstein, Juif allemand et communiste passé par les camps nazis et staliniens et reconverti après-guerre en maître espion. Lilstein a recruté en France une taupe dont l'identité ne sera révélée qu'à l'issue du roman, en 1991. Tout ce petit monde se retrouve régulièrement dans une station suisse, Waltenberg. Le filet de pêche de Kaddour est large et à grosses mailles : on passe des cercle paneuropéens des années 1920 au politburo stalinien, de la guerre du Rif à une mémorable soirée au consulat de France de Singapour en présence de Malraux, des échanges d'espion et de la course à l'atome des années 50 au triomphe de la CIA des années 1990. N'oublions pas de savantes digressions sur la musique, la philosophie, la gastronomie et le passage de grandes figures comme Keynes ou Condoleeza Rice : n'en jetez plus... Et pourtant, tout cela se tient bien. Il y a de multiples passages brillantissimes : la soirée à Singapour, presque toutes les apparitions de l'Ambassadeur de France de Vèze (le personnage le plus réussi du roman - qui en manque, fatalement, vu l'empilement de « grands sujets »), les agapes du petit cercle d'étudiants formé par le professeur au collège de France Morel. Il y a aussi des pertes en ligne : quoiqu'elle soit le pivot de l'histoire, la cantatrice-espion Lena ne suscite guère d`intérêt. Bref, un grand roman ambitieux, péchant parfois par excès de brio et de références, non dépourvu d'humour mais manquant de sensibilité, plus intelligent qu'artiste en réalité. A lire évidemment, la littérature française contemporaine ne nous offrant pas d'ouvrages de ce calibre à chaque rentrée littéraire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
n'est pas Tolstoï qui veut,
Par daniele achach (paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Waltenberg - Prix du Premier Roman 2005 (Broché)
Cette traversée du siecle à travers des personnages et des situations que relie une femme, et un lieu Waltenberg sonne faux,Malgré quélques belles pages,assez fortes,ce roman apparaît poussif et fabriqué. Cette oeuvre nous reste etrangere.Le seul plaisir bien sterile qu'elle nous apporte est de nous sentir intelligent, parce que nous comprenons les clins d'oeill nombreux et appuyes de l'auteur pour nous faire découvrir la vraie identité des personnages,souvent inutilesà l'intrigue, qu'il nous présente; On comprend que Waltenberg est un mix de Cerisy et Davos,on reconnait a travers leur discours et avec leurs noms d'emprunt ,Keynes ,gabriel marcel,madame simone ,codolezza Rice,heidegger. C'est artificiel et tout à fait gratuit et donne certes à cet ouvrage de l'epaisseur en pages mais nulle densité reelle. L'auteur adopte parfois une écriture ambitieuse avec des phrases qui se veulent subtiles et superposent la description d'un evenement , le souvenir qu'il a laissé, et aussi l'emotion actuelle que le souvenir suscite. C'est difficile à maîtriser, et quand on n'est pas Claude Simon, cela tourne à l'exercice de style sterile, et irritant pour le lecteur Bref un livre touffu qui n'est pas à la hauteur de ses ambitions, et surtout pas de la veine de ces grands romans historiques russes,qui semblent avoir été le modele de l'auteur :Guerre et paix,Vie et destin ,et une saga moscovite Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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