Il est bien dommage que de nombreuses musiques de film ne passent pas à la postérité car l'immense travail réalisé par des compositeurs de renommée, qui plus est, semblent passer inaperçues, alors que dans nos mémoires nous nous posons une question qui n'est pas exceptionnelle ; "Où ais-je entendu cet air là ?"
Ici encore John Williams pour sa cent-douzième partition cinématographique, va ravir nos oreilles et nos coeurs.
Le thème principal se fait entendre dès le début du film, alors que la flûte traversière nous fait survoler la nature des Cornouailles galloises les violons, altos , violoncelles et contrebasses se joignent à elle pour évoquer ces scènes souvent champêtres, une musique naturelle évoquant également les danses de l'ancienne Angleterre. Ce thème, pour qui l'écoute, reste gravé au fond de notre mémoire comme une "pastorale" d'un nouveau genre.
John Williams, enfant de la musique de par ses parents est aujourd'hui un jeune homme de quatre-vingts ans, peu lui importe il reste fringant, comme Joey tout comme sa musique et sait s'adapter et adapter ses partitions dans un univers à la fois bucolique et guerrier, chose impensable au départ il a su construire note après note, même pendant les passages les plus tristes, les plus sanglants, une mélodie douce et heureuse.
Bien sûr ce n'est pas avec quelques musiciens qu'il parvint à ce résultat mais avec un orchestre symphonique pour aboutir sans trébucher à des scènes de guerres mélodieuses qui sont là, pourrait-on dire pour faire passer l'action plus sereinement.
Les nombreux largo éblouissants de "Cheval de Guerre" ne peuvent pas nous laisser insensibles, dans sa musique tout est beau, envoûtant et pourtant si figurative qu'en l'écoutant nous retrouvons sans peines les images du film. Cordes, cuivres, bois, je pense à la plage dix nous entraînent dans une sorte de gavotte, puis les archets nous rappellent Paul Dukas dans l'Apprenti Sorcier, mais tout cela n'a rien à voir avec Walt Disney, que non.
Derrière moi, un basson écarte les autres instruments, ces petites trouvailles de John Williams font l'émerveillement. Habitué à travailler avec Steven Spielberg comme beaucoup le savent, qui ne se souvient pas de cette musique des "Dents de la Mer" ou d' "Indiana Jones" mais toutes les évoquer.....
Si, une autre "Rencontres du troisième type". Là résident les mondes naturels ou surnaturels de John Williams, toujours la tête dans la guerre des étoiles.
Merci Maestro, à bientôt pour la musique de "Lincoln" !!
Mais écoutez ce disque de douceurs, de chocs, de guerre et d'amours. Vous direz : mais comment fait-il ce Williams ? Je ne sais pas, je ne sais qu'une chose de lui : c'est un grand musicien qu'il soit d'un côté ou de l'autre de la baguette ! Et la musique d'un film nous ne l'entendons jamais de la même façon quand elle est isolée des images alors que le Chef lui est en face de celles-ci quand il dirige son Orchestre.
Je vous quitte sur la musique "gavottante" du dernier titre, avec regrets car "encore" ne serait pas flagorneur, écoutez ! On entend les oiseaux......... et finissent les violons aux mélopées soyeuses.
Christian.