Un fait s'impose après avoir joué à Arkham City : l'épisode précédent n'était définitivement qu'une ébauche, quoique très réussie. Là où le périple de Batman à travers l'asile d'Arkham esquissait quelques intéressantes idées et une timide liberté d'action, ses aventures au sein d'Arkham City laisse le champ libre au joueur.
Libre de ses mouvements, il choisit l'ordre de ses priorités, explore la carte, se glisse derrière un ennemi pour l'assommer, se lance dans une mêlée contre cinq ou six criminels. Quant à l'action scénarisée, elle est toujours aussi intense, menée de main de maître. Les nombreuses améliorations apportées au gameplay permettent d'approfondir, et les joutes dantesques de ce jeu, et ses phases d'infiltration jouissives. Chaque idée est au service d'une jouabilité simple mais jamais simpliste.
Quant au scénario, étonnamment décrié par certains, il montre au contraire que les développeurs se sont appropriés l'univers et n'hésite pas à le montrer, notamment par le dénouement inattendu du jeu.
Seul point noir : les nombreux DLC, heureusement tout à fait dispensable, et l'aventure de Catwoman, qu'il est préférable d'oublier tant elle est injouable.
Pour le reste, cet Arkham City est sans aucun doute l'un des meilleurs jeux de cette génération. À ne manquer sous aucun prétexte.