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Commentaires client les plus utiles
31 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Waterloo comme vous ne l'avez jamais lu !,
Par bir-hacheim "Le blog de bir-hacheim" (Tourcoing, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Waterloo (Broché)
Ma bibliothèque regorge d'ouvrages sur Waterloo. Les français, les anglais et les belges se sont tellement penchés sur ce tournant du XIXème siècle. Mais les postures étaient tellement conventionnelles que l'édition de tout nouvel ouvrage n'apportait fondamentalement rien de plus. Il a fallu un historien italien pour réellement apporter un nouvel angle de vue, une nouvelle manière de traiter ce combat de titans entre les deux puissances qui voulaient dominer le monde (de Waterloo naitra le grand siècle britannique), entre deux guerriers tellement différents (Napoléon et Wellington) sur le territoire d'une nation naissante : la si attachante Belgique.Las de ne plus rien apprendre de plus sur cet évènement, je n'allais vraiment pas acheté un « Waterloo » de plus ! Le fait que l'auteur soit italien m'a fait basculer. Bien m'en a pris ! L'auteur est sans parti pris, il s'appuie sur les témoignages des généraux mais aussi des humbles combattants, il est visiblement marqué par les approches si déterminantes de l'histoire militaire initiées par John Keegan et Victor Hanson. Allessandro Barbero revisite la bataille de Waterloo dans toutes ses perspectives : enjeux, opérations préalables, l'état d'esprit et les motivations de tous les acteurs dans les deux camps, l'art de la guerre, la létalité des armes et les formations sont magnifiquement expliquées, les man½uvres des 3 armées sont argumentées, déroulées d'une façon réellement éclairante. La dimension humaine, l'angoisse, l'endurance, les souffrances et la mort de tant d'officiers et de soldats sont aussi présents ne faisant pas de l'ouvrage un récit héroïque ou technique comment tant d'autres. Waterloo fut bien un choc très sanglant. On a beau bien connaitre le sujet, on est surpris de découvrir des angles de vue, des détails réellement nouveaux. En plus, le style d'écriture est bien agréable et l'auteur, loin d'étaler ses connaissances de manière dogmatique comme trop d'historiens, sait mettre son écriture totalement au service de son objectif : faire comprendre, créer une dynamique et je dirais même un suspens digne d'un roman de qualité. Félicitations, Mr Barbero ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
21 internautes sur 24 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Waterloo comme vous ne l’avez jamais lu !,
Par bir-hacheim "Le blog de bir-hacheim" (Tourcoing, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Waterloo (Broché)
Ma bibliothèque regorge d’ouvrages sur Waterloo. Les français, les anglais et les belges se sont tellement penchés sur ce tournant du XIXème siècle. Mais les postures étaient tellement conventionnelles que l’édition de tout nouvel ouvrage n’apportait fondamentalement rien de plus. Il a fallu un historien italien pour réellement apporter un nouvel angle de vue, une nouvelle manière de traiter ce combat de titans entre les deux puissances qui voulaient dominer le monde (de Waterloo naitra le grand siècle britannique), entre deux guerriers tellement différents (Napoléon et Wellington) sur le territoire d’une nation naissante : la si attachante Belgique…Las de ne plus rien apprendre de plus sur cet événement, je n’allais vraiment pas acheté un « Waterloo » de plus ! Le fait que l’auteur soit italien m’a fait basculer. Bien m’en a pris ! L’auteur est sans parti pris, il s’appuie sur les témoignages des généraux mais aussi des humbles combattants, il est visiblement marqué par les approches si déterminantes de l’histoire militaire initiées par John Keegan et Vicor Hanson. Allessandro Barbero revisite la bataille de Waterloo dans toutes ses perspectives : enjeux, opérations préalables, l’état d’esprit et les motivations de tous les acteurs dans les deux camps, l’art de la guerre, la létalité des armes et des formations sont magnifiquement expliqués, les manœuvres des 3 armées sont argumentées, déroulées d’une façon réellement éclairante. La dimension humaine, l’angoisse, l’endurance, les souffrances et la mort de tant d’officiers et de soldats sont aussi présents ne faisant pas de l’ouvrage un récit héroïque ou technique comment tant d’autres. Waterloo fut bien un choc très sanglant. On a beau bien connaître le sujet, on est surpris de découvrir des angles de vue, des détails réellement nouveaux. En plus, le style d’écriture est bien agréable et l‘auteur, loin d’étaler ses connaissances de manière dogmatique comme trop d’historiens, sait mettre son écriture totalement au service de son objectif : faire comprendre, créer une dynamique et je dirais même un suspens digne d’un roman de qualité. Félicitations, Mr Barbero ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
"L'avenir du genre humain changea ce jour-là. Waterloo est la charnière du XIX° siècle", Victor Hugo,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Waterloo (Broché)
18 juin 1815 au matin. En Wallonie, sur un terrain de carré de 4 km sur 4 km, 200.000 hommes vont se battre. Une telle concentration de troupes, d'après l'historien et auteur de ce monumental ouvrage d'Histoire, Alessandro Barbero, ne s'est jamais revu de toute l'histoire. 200.000 hommes français, anglais, irlandais, écossais, belges, prussiens, hollandais pour la plupart vont se livrer la bataille qui mit fin au règne de Napoléon et ouvrit 40 années de paix en Europe.Alessandro Barbero, que j'ai grandement apprécié dans son ouvrage "Le jour des barbares : Andrinople, 9 août 378", sait utiliser avec force son talent d'historien, mesurant l'information, la confrontant aux autres, sachant la mettre en perspective, soulignant ses forces et faiblesses, voire ses erreurs en prenant l'altitude qui convient pour survoler tout le terrain de guerre et descendre au niveau des points sensibles de combat (Hougoumont, La Haye Sainte, Plancenoit, Smohain, ...) de la division, au régiment, au bataillon, au fantassin, à l'artilleur ou cavalier - cuirassier, hussard. Quelle force ! L'ouvrage se lit avec passion. Vous rêverez la nuit des effroyables combats qui opposèrent Français et Prussiens notamment à Plancenoit, Français et Anglais au fort de Hougoumont, à l'intensité psychologique au moins autant recherchée que celle des armes : par l'action de l'artillerie, mais aussi des charges, ou plutôt des approches mesurées de la cavalerie sur les carrés ennemis, testant leur force nerveuse, espérant les faire craquer. Des mythes s'effondrent. Waterloo eut pu être gagné par les Français. Il ne s'en fallut que de très peu. Grouchy depuis le milieu de la journée n'était plus attendue par l'Etat Major français, qui savait, notamment par la hardiesse du colonel Marbot commandant le 7° Hussards (cf. les splendides "Mémoires du général baron de Marbot") qu'il s'agissait des troupes fourbues mais nombreuses et déterminées de Blücher. Le maréchal Ney a exécuté les ordres de Napoléon en faisant charger la cavalerie. Napoléon prétendra le contraire dans ses Mémoires, voulant se réhabiliter aux yeux de l'Histoire. Un Napoléon fatigué, blême, mou, usé ne cavalant plus comme il le faisait dans le passé pour sentir la ligne de front. Non. La fin de l'aventure se jouait sur les plaines bosselées de Waterloo. Le duc de Wellington, général en chef des armées alliées au lendemain de la bataille, résuma la situation : « Cela a été l'affaire la plus désespérée en laquelle je me sois trouvé. Je n'ai jamais été, dans aucune bataille, dans de pareilles difficultés, et jamais aussi près d'être battu. Nos pertes sont immenses, spécialement pour le meilleur de nos instruments, l'infanterie britannique. » Alessandro Barbero a attiré également mon attention sur des faits intéressants : - L'armée de Napoléon était idéologique (cf. la description de l'attitude du colonel de Cubières, commandant du 1er Léger) - je note à ce sujet que les soldats âgés de 30 ans (des généraux déjà pour certains) étaient nés juste avant la Révolution. Ils étaient enfants de la Révolution et adolescents de Napoléon, - La haine des Prussiens à l'égard des Français, qu'explique René Girard ("Achever Clausewitz") par l'exacerbation de la rivalité mimétique, - Nombreux officiers supérieurs et généraux, dans les troupes ennemies, étaient issus de l'armée de Napoléon, décorés, ennoblis ... résultat de la recomposition d'une Europe sans la France. Que d'actes héroïques dans cette bataille livrée dans certains cas, avec honneur, distinction, élégance sous le feu. 40.000 soldats français disparurent (sur les 70.000 au matin). L'Europe allait ensuite tenir sous sa tutelle la France et la taxer lourdement - ce qu'avait réussi à éviter Louis XVIII en venant sur le trône, un an auparavant, fragilisant notre politique, notre diplomatie, notre économie. NB : je remercie à nouveau le commentateur bir-hacheim, expert en histoire militaire et stratégie, de m'avoir recommandé chacun des deux très grands livres de l'historien Alessandro Barbero, dont celui-ci "Waterloo" qui est le meilleur ouvrage relatif à cette bataille que j'ai lu. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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