11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
Très bon film, mais transfert HD médiocre, 23 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Waterworld [Blu-ray] (Blu-ray)
Le Blu-ray : 12/20
Si le film a su convaincre un nombre restreint d'amateur par son univers post-apocalyptique, ce n'est pas avec ce Blu-ray qu'il trouvera de nouveaux aficionados.
Alors que le film regorge de décors impressionnants ainsi que des costumes et des maquillages très réussis, la définition est ici très limitée et la saturation des couleurs sur certaines scènes fait ressembler les personnages à des adeptes du régime carotte.
Le transfert est en outre assez sale et l'on peut voir à de nombreuses reprises des traits verticaux tremblotants sur le côté droit de l'image, ainsi que des salissures et du bruit vidéo sur les ciels...qui sont ici nombreux puisque tout ou presque se passe en pleine mer.
Ca s'arrange sur certaines scènes, mais sans jamais atteindre un semblant de HD correcte, excepté peut-être sur quelques gros plans visages, mais c'est somme toute assez rare. On peut même apercevoir des plans flous. On se retrouve donc au mieux donc devant un bon DVD upscalé.
Côté son, c'est heureusement franchement mieux. Petit avantage au Master Audio de la version originale, mais le simple DTS s'en sort également très bien.
A noter une version canadienne, en plus de la version française que nous connaissons, où l'on peut, outre
Subir une séance de torture avec leur accent insupportable, s'apercevoir des différences de traduction avec notre version.
Pour conclure, le disque n'est pas brillant au final donc, surtout que certaines incrustations FX passent assez mal le cap du transfert HD. Bien dommage, car le film aurait pu constituer, de par son côté intemporel et la préoccupation actuelle sur l'état de notre environnement, un doublé film d'action, prise de conscience sur l'importance de faire gaffe à notre planète. Son univers original, qui regorgent de bonnes idées est donc gâché par les rumeurs et la malchance d'un tournage pour le moins aussi chaotique que le monde que le film nous dépeint.
Les Bonus : allez...on va dire 03/20
Non, rien de rien...non il n'y a vraiment rien ...zéro documentaire sur ce tournage maudit...zéro interview...zéro commentaire audio... Une simple Bande-annonce SD VOST
Outre une fonction « signet » (que je n'ai pas testé car je n'en vois pas l'intérêt) qui vous permet de faire, à la manière d'un marque-page, une compil de vos séquences préférées, on trouvera également une fonction BD-Live qui regroupe donc, mais sur Internet d'éventuels bonus ou du contenu exclusif. Non testé également, bien que ma PS3 soit tout à fait au point pour les services DLNA.
Présence également de la technologie D-Box, totalement anecdotique ici puisque la plupart des salles cinéma n'étant pas équipées, il y a donc peu de chance que vous le soyez chez vous. Pour rappel, cette fonction permet de faire vibre un fauteuil spécifique en fonction de ce qui se passe à l'écran. Vibrations (un peu à la manière des manettes jeux vidéos mais dans tout un fauteuil), mouvements droite, gauche, avant arrière, et bien sûr haut et bas. Certaines technologies proposent même la diffusion d'odeurs, de chaleur, de froid, ou de brumes d'eau.
La seule expérience de ce type que j'ai pu vivre étant au Futuroscope de Poitiers, il y a 10 ans maintenant avec un petit film d'une quinzaine de minutes. Très impressionnant mais qui nécessite le matériel adéquat.
Image : 1920x1080p / 1.85 : 1 / 17 sous-titres dont Anglais, Français, Italien, Allemand etc...
Son : Anglais en 5.1 DTS HD Master Audio et 5.1 DTS pour le reste des langues
Distributeur Blu-ray : Universal International Pictures
BD 50 (double couche)
Avis film : 17/20
Doté d'un budget conséquent (175 millions $), le film (le plus cher du cinéma à l'époque) est cependant un échec total, et ce pour plusieurs raisons.
Tout d'abord parce qu'il se confronte au plus incontrôlable des éléments...l'eau. Redoutée par tous les cinéastes (Spielberg en sait quelque chose) elle est ici on ne peut plus prédominante, puisque tout se passe en pleine mer sur des atolls artificiels métalliques, réellement construits pour l'occasion.
Ensuite, parce que, comme souvent dans les productions de ce genre, une bonne partie des décors est anéantie par une tempête.
Le film accumule les problèmes, les retards et les engueulades sur le plateau. Il signera d'ailleurs la fin de la collaboration du couple Kevin Reynolds/Costner qui avait pourtant fait des étincelles sur le Robin des bois de 1991.
Fort de son tournage chaotique, les rumeurs vont bon train, et lorsque le film sort enfin sur les écrans, il est boudé par le public américain, ce dernier étant fortement influencé par des critiques en tous points négatives. Si son exploitation est somme toute honorable, le budget colossal n'est finalement pas couvert en termes de recettes et le studio Universal en est pour ses frais, ainsi que Costner lui-même puisqu'il s'est également investit dans la production du film.
Il faudra attendre l'exploitation mondiale, ainsi que le marché vidéo pour que les studios y trouvent enfin un tout petit bénéfice.
Très justement étiqueté comme étant un « Mad Max aquatique » ce film d'aventures/action/anticipation fait partie de ces films maudits qui n'ont pas eu la chance d'être appréciés à leur juste valeur.
Car à bien y regarder, même si la comparaison avec le film de Miller est évidente, le film possède un univers spécifique et personnel qui n'avait jamais été vu jusqu'alors. Beaucoup de bonnes idées (rien que le détournement du logo Universal nous montrant l'origine de ce monde aquatique, avec la fonte de la calotte glaciaire et la montée des eaux est une idée superbe...simple, rapide et on ne peut plus explicite) parsèment ce film où l'antihéros, mutant de son état, est un personnage sombre et torturé, mais loyal et honorable.
En plus de ses nombreuses scènes d'action, déjà à l'époque, le film se double d'un message écologique qui préfigure les inquiétudes environnementales qui fleuriront que bien des années plus tard, en nous montrant ce que pourrait être notre monde après la fonte totale des glaciers arctiques.
De très bonnes scènes d'action (même si les effets spéciaux ont pris un sacré coup de vieux), et une galerie de personnages tour à tour attachants ou fantasques, et un humour subtil pour certains des vilains smokers (dont le chef, incarné par Dennis Hopper) font de ce film d'aventures un excellent divertissement dans son genre.
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