Watt sixième album de Ten Years After.
Primo, jouer vite n'est pas une obligation mais ce n'est pas une honte, non plus. Faut arrêter avec ça ! Alvin Lee est un excellent guitariste qui a toujours eu le choix d'accélérer ou pas. Cela a manqué à certains pour atteindre le statut de guitar héro absolu (cf. Keith Richards qui est un génie surtout pour ses compositions infernales, son style, ses riffs d'anthologie mais pas pour sa technique solo, à part peut-être pour ses efforts dans "Sympathy for the devil" en studio et en live mais la comparaison avec Mick Taylor est implacable).
Bref, la vitesse d'Alvin Lee est un atout de plus.
Il est évident que si Alvin Lee n'avait été que cela, cela n'aurait pas fait de lui un grand musicien non plus. Or c'est un chanteur hors pair et un compositeur de premier ordre. Il a pondu des tas de riffs qui restent scotchés à jamais dans la tête (I'm Coming On), des mélodies impeccables, le tout agrémenté d'un feeling très pur, parfois empreint d'émotions touchantes (Think About the Time, The Band With No Name). Le tout, servant le rock tantôt le plus pur et le plus furieux (Sweet Little Sixteen) tantôt des digressions blues rock maîtrisées (Gonna Run).
En plus, le son du groupe est tout ce qu'on aime des 70ies : chaud, profond, un peu gras, plein de vie et de générosité. Comme un bon vin rouge en somme.
Il y a tout cela dans ce disque à mon avis.
Je vous le conseille avec tout mon c½ur.