Wavelength (1978) n'appartient pas à la discographie dite majeure de Van Morrison. La fin des années 70 est pénible pour lui. Le maladif A Period Of Transition (1977) fait suite la première panne d'inspiration sérieuse affectant le rouquin de Belfast, laquelle induit une phase d'inactivité que s'impose l'artiste pour se refaire une santé. Convalescent et manquant encore de souffle sur le disque ci-dessus cité, Van Morrison semble avoir recouvré une partie de ses moyens sur Wavelength, même s'il n'est pas encore tout à fait sur la même longueur d'ondes (Wavelength dans la langue de Shakespeare) que ses fans. Les synthés, cuivres et les guitares s'invitent et délivrent des solos (je n'ai pas souvenir de cela sur un des albums de sa période fertile), les chaeurs reviennent un peu trop souvent... le jazz et le R & B s'effacent au profit de la pop, tout devient subitement plus accessible, comme jamais ça ne l'a été. Bref, hormis quelques éclairs (Take It Where You Find It, Natalia, Santa Fe/Beautiful Obsession, Kingdom Hall) j'ai comme l'impression que le patient n'est pas loin de la rechute. Je m'explique mieux aujourd'hui pourquoi j'ai fait l'impasse sur sa production discographique de la deuxième moitié des années 70 (PLO54).