Blossom Toes : We are ever so clean
Sorte de saint graal, galette vénérée par les amateurs de musique de pop fleurie. Les Blossom toes (orteils fleuris dans le texte en français) sont des contemporains du Pink floyd, des Tomorrows, des Moves sans oublier toutes les autres formations en activité à l'époque.
A l'état de quatuor, ce groupe commence sa carrière sous le nom d' Ingoes, plongeant ses racines dans le rythn n blues préhistorique modernist. Piètre chanteur, Brian Godding, ne possède pas le timbre vocale d'un Reg King (chanteur des magnifiques Action!), les musiciens sont loin d'être fait pour cet exercice.
Les Ingoes, vivent à Paris mais rêvent de se vautrer dans l'herbe d' Hyde park... et de bouffer le cannabis par la racine.
Contractant le virus virulent de la psyché aigus, ils rentrent au bercail, Londres est en plein rush, des troupeaux entiers de jeunes viennent à la capitale, pour attraper la gloire par la queue.
Les expérimentations sonores sont alors en vogue, le studio devient un terrain de jeu pour tous ces sorciers en herbe.
La stéréo devient alors la norme, tout est en couleur, on rit à l'idée d'écouter tous ces chefs d'oeuvres, en gestation dans tous les coins du swingin london.
Les Ingoes se muent en Blossom toes, un patronyme ridicule pour des musiciens qui vont pondre un disque de cette teneur miraculeuse.
Brian, Jim, Kevin puis Brian trainent leur savate dans un soho en pleine effervescence, Giorgio Gomelsky ( mentor des Yardbirds) cherche à se refaire.
Les Blossom toes sont fans du groupe de Keith relf, désirant plus que tout évoluer sous l'aile protectrice de Gomelsky.
Le quatuor accepte de jouer un soir avec la grande Dusty Springfield, Giorgio est dans la salle.
Marmalade son label, compte déjà dans ses rangs le monstre Brian Auger, l'homme a l'esprit large et voit les Blossom comme la prochaine sensation.
Gomelsky, plutôt radin les rémunèrent à peine, les quatre ont juste de quoi se nourrir, se droguer puis se saper. La conception de We are ever so clean, est lancée dans une atmosphère joviale, le groupe vit en communauté à Holmead Road, un lieu où plusieurs artistes cohabitent.
Chaque jours compte, les Beatles règnent en maître sur ce monde, il faut vite réagir, Les Blossom sont déjantés, branchant les Rickenbackers, les arpèges cristallins fusent.
Evoluant dans un contexte festif, le disque ouvre plusieurs pistes, musique classique, instruments antiques, arrangements léchés, le tout entrecoupé par des interludes vocaux exécutés sous influence.
C'est l'époque des chemises à jabot et des chapeaux haut de forme, les Kinks traversent leur époque délicate, les Stones accouchent du très baroque Betweens the Buttons, et We are ever so cleans débarque dans les bacs (trop) discrétement.
L'objet du délit contient 15 titres, sonnant comme un croisement entre le folk rock carillonnant des Byrds, la musique de chambre, puis les élucubrations de flash rouge avec des éclairs pourpres.. un Joyeux bordel, naturellement injouable sur scène... un fait que le groupe déplore à tel point qu'ils divorcent de Gomelsky.
C'est bien simple, ce disque est envahit par les hautbois, les cordes, claveçin, imposant un niveau technique digne des Left Bankes!
La galette qui a besoin de son interprétation en live pour vivre commercialement, commence à s'orienter vers le bac à solde /poubelle du disquaire.
C'est un échec cuisant, des titres aussi délicieux et velouté que Love is, ou entrainant que When the alarm clock rings, aurait pu prétendre à devenir des classique de délicatesse, alors que l'histoire leur a préféré les bulldozers à la Jimmy Hendrix/ Cream, qui sur Scène faisait vivre leur musique.
Triste époque ou les garçon, alors en proie au narcissisme le plus virulent s'habillaient en grand mère victorienne, et les filles en gardien de geole.
Les modes sonore défillaient chaque semaines, à la vitesse lumière!
Un disque délicat qui mérite d'être (re) découvert !