Pour sa dernière livraison d'avec Phil Collins, Genesis continue d'alimenter les caisses de sa maison de disques ... Et les siennes (c'est bien légitime). Parce qu'en matière de "savoir faire" pour pondre des mélodies immédiates qui font mouches, le Trio est depuis longtemps passé maître dans l'art.
Ce qu'il faut surtout souligner, c'est que, à la différence d'avec ses frères ("Abacab","Mama","Invisible touch") de l'ère "Commercial/grand public" que le Trio a délibérément choisi, "We can't dance" est autant un disque de Genesis qu'un album solo de Phil. Je m'explique.
Le doublé "No son of mine"-"Jesus he knows me" est, dans sa catégorie, une grande réussite. S'ajoute à la combinaison, 3 ou 4 pièces (le mot n'est pas trop fort) s'étalant par endroit sur pas loin de 10 minutes. Parmis ces morceaux de choix, sitons d'emblé "Driving the last spike","Dreaming while you sleep" et "Fading lights" qui clos l'album. S'en suit d'autres titres nettemment plus convenus ("Hold on my heart", "I can't dance") ou d'autres nous menant à bien moins d'indulgeance. Vous savez ! cette mélasse dégoulinante auquel Phil Collins nous a plusieurs fois convié au cours de ses escapades en solo. "Since I lost you" en étant le pire exemple.
Voilà ce qui plombe en grande partie le disque, ce constant grand écart entre boue et étoiles. 11/20