Après deux saisons tout simplement géniales, à hurler de rire, Weeds, la série qui enfonce Desperate Housewives six pieds sous terre, revient dans une troisième saison très bonne mais un brin déecvante.
Non, le rire n'est pas absent, loin de là, on continue de pouffer de rire, mais la découverte n'est plus vraiment là et les frasques de la famille Botwin sont un peu moins surprenantes. Pas naïfs, les scénaristes se sont adaptés en mettant un rythme fou, en incluant de nouveaux personnages, en en faisant évoluer certains (Celia Hodes est de plus en plus intéressante); le problème, c'est que, dans ce tourbillon, la cohérence s'est un peu perdue et certains arcs narratifs ralentissent la série, notamment les épisodes de milieu de saison.
Reste que Doug est toujours aussi hilarant (voire même de plus en plus hilarant), Andy est toujours aussi à la masse, Nancy est moins naïve et découvre qu'elle peut prendre son destin en main, Heylia et Conrad forment toujours autant une famille fantastique.
Les stéréotypes sont toujours attaqués à la hache et les scénaristes ont pris un malin plaisir à défoncer à grands coups de pieds les valeurs fondatrices de l'Amérique puritaine, et ils abordent sans gant les questions de la religion, de l'évolutionnisme, de l'avortement, le racisme et bien sûr la famille.
La fin de la saison laisse grande ouverte la porte sur un nouvel univers dans lequel la famille Botwin pourrait rebondir et se renouveler un peu.