C'est ce que dit la jaquette. Sûrement pas moi. Les films de cannibales n'ont plus vraiment la cote depuis le début des années 80. Alors si quelqu'un tente de réitérer l'expérience presque trente ans plus tard, il faut bien que j'y jette un coup d'oeil. La jaquette dit également "inspiré du film culte Cannibal Holocaust". On est déjà un peu plus d'accord. Car effectivement, ici, on reprend le concept de la caméra subjective, mais depuis Cannibal Holocaust, Le Projet Blair Witch, Cloverfield ou Rec sont passés par là, et il devient difficile d'apporter du neuf dans l'utilisation de ce procédé. Et c'est justement le problème de Welcome To The Jungle, il n'apporte strictement rien. Quatre jeunes fêtards en vacances aux Iles Fidji décident de partir à la recherche d'un homme disparu en Nouvelle Guinée plus de quarante ans auparavant. Ils emmènent des caméras avec eux dans l'idée de revenir avec un reportage. Mais évidemment, rien ne se passe comme prévu, ils profanent des sépultures, se disputent, se séparent, tandis que les indigènes les observent... Ici, tout est dans la suggestion, avec les halètements de rigueur depuis Blair Witch, les plans dans le noir absolu, mais on ne voit pas grand chose. Forcément, il était difficile pour le réalisateur de montrer ce qu'avait montré Deodato dans Cannibal Holocaust, presque trente ans avant lui ; scènes de cruauté envers les animaux, viol d'indigène... Tout ça n'est plus possible aujourd'hui, pourquoi ne pas tenter la suggestion ? Eh bien, ça ne marche pas ; on s'ennuye. Déjà que les films de cannibales italiens n'étaient pas vraiment palpitants, mais au moins les scènes gore venaient contenter le spectateur. Mais alors, quand le gore est presque totalement absent, il ne reste plus grand chose.