Wet Dream, au titre ambigu (que l'on peut assimiler à rêve érotique avec les résultantes que l'on sait au niveau du bas-ventre), est un album du claviériste de Pink Floyd, le regretté Rick Wright (décédé en 2008), publié en 1978, alors que le Floyd vient de sortir Animals et qu'il s'octroie un répit. Quasiment négligé à sa sortie, ce premier disque solo de Wright, quoi qu'on puisse dire, rappelle le Floyd, Wright contribuant pour beaucoup dans le son du groupe avec lequel il a fait l'essentiel de sa carrière. Les fans de Pink Floyd apprécieront forcément ce Wright introspectif, sentimental, libéré du carcan nommé Waters, qui s'évade et qui souffle, qui donne libre cours, comme bon lui semble, à son talent de créateur. Plus précisément, le registre est pop jazzy et les ballades interprétées au clavier sont plutôt accrocheuses. Snowy White, aperçu sur une tournée précédente du Floyd et Mel Collins, saxophoniste de talent (on peut s'en rendre compte ici), qui collaborera avec le groupe sur des projets à venir, figurent à l'appel de ce disque très accessible du trop méconnu Rick Wright. Il est excellent du début à la fin et je ne peux que vous inciter à faire dare-dare pour l'acquérir.