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5.0 étoiles sur 5
Dark Tranquillity au sommet (1) !!, 13 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Where Death Is Most Alive (CD)
1 - Préambule.
1989 - 2009, ça se fête !!
Dark Tranquillity ne m'a jamais déçu, tous ses albums sont à mes yeux indispensables.
Lorsque j'ai appris que le groupe sortait un nouveau DVD (le précédent datant de 2003, "Live Damage"), j'ai immédiatement souhaité, dans le contexte de cet anniversaire, un contenu assez exhaustif avec, au minimum, live (durée appréciable, image, son, montage de qualité), clips, documentaire(s).
Disons-le d'emblée : "Where Death Is Most Alive" a comblé toutes mes espérances !!
2 - Historique.
1989 : le groupe Septic Broiler est fondé à Gothenburg (Suède). Il officiait dans le Thrash Metal et a sorti une demo (Enfeebled Earth) en 1990.
Le groupe change rapidement de nom et devient Dark Tranquillity, effectuant par la même occasion un virage musical l'amenant à devenir un pionnier du Death Metal Mélodique, style musical au son typique centré autour de la scène de Gothenburg (Le mouvement auquel appartient Dark Tranquillity se nomme New Wave Of Swedish Death Metal, il inclut également In Flames et At The Gates).
Après deux demos ("Trail Of Life Decayed" en 1991 et "A Moonclad Reflection" en 1992) , Dark Tranquillity sort son premier album ("Skydancer", 1993).
Ensuite, Anders Fridén, le chanteur, part rejoindre In Flames et Mikael Stanne, alors guitariste du groupe (et qui a également officié dans In Flames au poste de chanteur), laisse la guitare pour le chant.
En 1995 sort le MCD "Of Chaos And Eternal Night", puis le fabuleux
The Gallery (1995), album avec lequel j'ai découvert Dark Tranquillity, qui est incontournable...mais, en définitive, comme l'ensemble des albums de leur discographie !
Après le MCD "Enter Suicidal Angel" (1996), Dark Tranquillity sort l'excellent
The Minds I (1997) puis fait évoluer son style avec l'album
Projector (1999) en intégrant totalement les claviers (qui vont devenir très importants dans la musique du groupe), et en incluant voix claires et ambiances mélancoliques.
Le groupe poursuit son évolution sur
Haven (2000), avec l'inclusion de nombreux éléments électroniques venant s'ajouter aux claviers.
Retour vers des contrées plus traditionnelles avec la sortie du sixième album studio du groupe,
Damage Done (2002), qui marque la fin des vocaux clairs, avant l'arrivée d'un DVD live en 2003 ("Live Damage") et, en 2004, d'une compilation (
Exposures-In Retrospect And Denial, incluant des raretés et un live) puis d'un MCD (Lost To Apathy).
En 2005 sort le rapide et agressif
Character, et en 2007 arrive le remarquable "Fiction"(je vous recommande la réédition avec bonus et DVD inclu :
Fiction), sur lequel les vocaux clairs sont de retour ("Misery's Crown"). On notera également la participation de Nell Sigland (Theater Of Tragedy, ex-The Crest), qui marque également le retour du chant féminin, déjà présent sur des albums du groupe par le passé (avant "Fiction", la dernière fois c'était sur "Projector").
Après avoir (re)découvert les anciennes demos du groupe (
Yesterworlds - The Early Demos, 2009), et avant la sortie du nouvel album (
We Are The Void, 2010, le neuvième album studio du groupe), "Where Death Is Most Alive" apparaît en double DVD, double CD ou coffret (2 DVD / 2 CD), qui est l'objet de cette chronique !
3 - Le coffret.
* DVD 1 (Live à Milan, 31 Octobre 2008).
Il est légitime de s'inquiéter un peu lorsqu'un DVD live parait. En effet, on se demande souvent si le groupe assure, comment est l'image, si le son est de qualité, si le montage évite les aspects "changements incessants de plans" !
Bon, en l'occurence, aucun problème et je ne tournerai pas autour du pot : ce live est fabuleux, à tous les niveaux !!
Si les titres de "Fiction" sont privilégiés (ils sont sept), le groupe ne néglige aucun des albums passés, puisqu'ils sont tous représentés dans une setlist absolument remarquable !
Dès le premier titre du concert ("The Treason Wall"), on sait qu'on va passer un grand moment : la scène est idéale (taille parfaite, écran avec images et vidéos qui ajoute un plus indéniable), le public est survolté (quels choeurs sur ce titre !), l'interprétation est excellente, intense, Mikael Stanne est dans une grande forme vocale. Son attitude est exemplaire : souriant, sympa, décontracté, proche du public, le charismatique chanteur a une présence scénique impressionnante qui tranche avec celle de ses collègues, bien plus sobres en la matière (appliqués, concentrés et efficaces sont des mots qui les définissent bien).
Pendant environ 1h46, le plaisir est total, les hits succédant aux hits, avec entre autres les décapants "The New Build" ou "Focus Shift", le monumental "Inside The Particle Storm", le tubesque "Misery's Crown", le génial enchainement "Yesterworld" / "Punish My Heaven", ou le superbe "The Mundane And The Magic" (avec Nell).
N'oublions pas le public qui participe activement avec ses choeurs sur les formidables "ThereIn" ou "My Negation", et qui "transporte" Mikael Stanne dans le cadre d'un slam diving sur le titre "Final Resistance" !
Concernant l'image, le groupe souhaitait quelque chose de particulier.
C'est ainsi que nous découvrons une image sur laquelle le boulot a été important, offrant une originalité considérable au niveau de la texture, du grain et des couleurs, ce qui conduit à une immersion et un plaisir décuplés, d'autant que le montage est très réussi ! Les caméras filment parfaitement chaque musicien (aucun plan épileptique !) en s'attardant bien entendu sur le fantastique frontman qu'est Mikael Stanne !
Quant au son, il est disponible en Dolby Digital 5.1 (puissant, clair, équilibré), qui se révèle bien meilleur que la stéréo (qui cependant ne démérite pas).
Finalement, je trouve que le mot "perfection" est approprié pour définir ce concert !
01 - Intro
02 - The Treason Wall (de l'album Damage Done, 2002)
03 - The New Build (de l'album Character, 2005)
04 - Focus Shift (de l'album Fiction, 2007)
05 - The Lesser Faith (de l'album Fiction, 2007)
06 - The Wonders at Your Feet (de l'album Haven, 2000)
07 - Lost to Apathy (de l'album Character, 2005)
08 - FreeCard (de l'album Projector, 1999)
09 - Inside the Particle Storm (de l'album Fiction, 2007)
10 - Nothing to No One (de l'album Fiction, 2007)
11 - Edenspring (de l'album Haven, 2000)
12 - Insanity's Crescendo (de l'album The Mind's I, 1997), avec la participation de Nell Sigland
13 - Lethe (de l'album The Gallery, 1995)
14 - Dreamlore Degenerate (de l'album The Mind's I, 1997)
15 - Misery's Crown (de l'album Fiction, 2007)
16 - ThereIn (de l'album Projector, 1999)
17 - My Negation (de l'album Character, 2005)
18 - Yesterworld (de la demo A Moonclad reflection, 1992) / Punish My Heaven (de l'album The Gallery, 1995)
19 - The Mundane and the Magic (de l'album Fiction, 2007), avec la participation de Nell Sigland
20 - Final Resistance (de l'album Damage Done, 2002)
21 - Terminus (Where Death Is Most Alive) (de l'album Fiction, 2007)
* DVD 2 (bonus).
"Out Of Nothing" (documentaire sur Dark Tranquillity, enregistré à Gothenburg, Suède, en avril 2009).
Retracer les premiers pas du groupe, son évolution, cela était indispensable.
Ce documentaire de 47 minutes nous propose donc, à travers de nombreuses interventions entrecoupées par des extraits live et quelques photos, de nous immerger dans l'histoire du groupe.
On se rend sur place et on découvre, guidés en cela par Mikael Stanne (chant), Niklas Sundin (guitare) et Martin Henriksson (guitare), des lieux que le groupe fréquentait (salle de concert, local de répétitions), qui furent à la base du départ de l'aventure, puis ce qui a permis à Dark Tranquillity de devenir un groupe majeur.
Nombreux sont les témoignages présents sur ce documentaire, nous avons donc l'occasion d'écouter Tomas Lindberg (At The Gates), très présent, Gustaf Höök (journaliste, témoin de l'éclosion de la scène de Göteborg), Fredrik Nordström (Dream Evil, producteur à l'incontournable Studio Fredman) qui a travaillé avec le groupe jusqu'à l'album Damage Done (qu'il a coproduit, en collaboration avec le groupe), le coproducteur de Fiction étant Tue Madsen), Anders Iwers (Tiamat), Edward Janson (promoteur), et les...
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