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White Light / White Heat [Remaster] [CD, Enregistrement original remasterisé]

The Velvet Underground CD
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Page Artiste The Velvet Underground

Discographie

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Biographie

Formé au début de l'année 1965 le Velvet Underground se compose à l'origine de Lou Reed, alors parolier chez l'éditeur Pickwick et de John Cale, un interprète apporté par l'éditeur pour interpréter les chansons du premier. Leur rencontre est un déclic, et John Cale déménage alors à Manhattan pour travailler avec Lou Reed sur leurs nouveaux titres. Ils sont tous les deux intéressés par la fusion du… Plus de détails sur la Page Artiste The Velvet Underground

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Détails sur le produit

  • CD (5 juin 1997)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD, Enregistrement original remasterisé
  • Label: Polydor
  • ASIN : B000002G7E
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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Echantillons
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Écouter  1. White Light/White Heat 2:44EUR 0,99
Écouter  2. The Gift 8:16EUR 0,99
Écouter  3. Lady Godiva's Operation 4:53EUR 0,99
Écouter  4. Here She Comes Now 2:02EUR 0,99
Écouter  5. I Heard Her Call My Name 4:35EUR 0,99
Écouter  6. Sister Ray17:27Album uniquement


Descriptions du produit

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Après le départ de Nico, le Velvet Underground s'éloigne de la pop et joue un rock'n'roll brut et sombre qui va influencer le krautrock, le punk et même le heavy metal. Sur peu d'accords et un rythme répétitif et tribal, Lou Reed et John Cale chantent ou disent des histoires glauques et déprimantes qui, souvent, font allusion à la prise de stupéfiants... La plus longue de ces chansons, "Sister Ray", atteint les dix-sept minutes et culmine dans une cacophonie d'instruments saturés qui rappelle les expériences les plus poussées du free jazz. On peut difficilement imaginer une musique plus éloignée de l'insouciance des années soixante. --Hubert Deshouse

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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5 Black album, 19 avril 2006
Par 
Lester Gangbangs - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : White Light / White Heat [Remaster] (CD)
Sauf erreur, le second Vevet Underground est le premier disque à se présenter sous une pochette totalement noire. Il faut dire que le contenu musical se serait mal accommodé d'un visuel rose bonbon.

Nico (l'« emmerdeuse » comme la surnommait le toujours aimable Lou Reed) a quitté le navire et les quatre rescapés vont sortir un des albums les plus jusqu'au-boutistes de toute l'histoire du rock, une agression sonore frontale de 40 minutes. Seuls le morceau-titre (devenu une des reprises favorites de Bowie sur scène) et « Here she comes now » ressemblent à du rock pour le premier, de la pop pour le second.

Quant au reste, de la stéréo idiote de « The gift » (instrumentation lancinante sur un canal, voix parlée monocorde sur l'autre), au tsunami sonique de « Sister Ray » (17 minutes de solo vrillés de tous les instruments), il y a de quoi rebuter l'auditeur lambda. Mais cette furie sonore n'est que la suite des expérimentations menés sur « Black angel death song » et « European son ») les deux derniers morceaux du disque précédent.

« Velvet Underground & Nico » était par des bien des aspects dérangeant. « White light / White heat » est lui volontairement choquant et contient en germe le propos musical de centaines de groupes à guitares saturées. C'est ce qu'il convient d'appeler un disque de référence.
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 un joyau noir, 17 février 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : White Light / White Heat [Remaster] (CD)
Ce deuxième album du Velvet Underground et le dernier avec John Cale est certainement le moins accessible et donc pas forcement celui à conseiller pour entrer dans leur univers. Mais voilà, il s'agit du plus coriace et du plus troublant album du plus grand groupe de rock de tous les temps. Du classique White light/white heat au monument bruitiste des 18 minutes de Sister Ray (un record à l'époque), chaque morceau laisse une trace douleureuse. Il ne faut pas oublié la qualité des textes de Lou Reed qui rêvait d'un rock adulte; c'est ce qu'il a fait.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 Wild side, 12 décembre 2009
Par 
soul sister - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : White Light / White Heat [Remaster] (CD)
White Light/White Heat , sorti au début de l'année 68 , est le deuxième album du Velvet Underground . Il est , après le premier , dans un genre plus radical , un autre coup de maître . C'est mon préféré , celui qui a le bon goût , cette fois , de nous éviter Nico ( elle devait être contente Maureen ! nous aussi , little drummer girl ! ) et surtout d'ouvrir les esprits , de nous emmener un peu plus loin dans le tunnel ...

Après cet album , pour le groupe et la musique qu'il incarne , plus rien n'est pareil : John Cale le pur , part , Bowie croit qu'il a compris ce que rock veut dire et Lester Bangs décide d'écrire après avoir entendu "Sister Ray" ... Le rock and roll est sauvé !

De quoi ça parle ? Comme toujours avec le Lou Reed de cette époque , tout reste plus ou moins ambigu et les pistes sont multipliées par les doubles et faux sens ou les références crypto - littéraires : sexe , changement de sexe , exhibition ? ( "Lady Godiva's Operation" ) drogue ( "White Light White Heat" ) cruauté innocente , sado masochisme ? ( "The Gift" ) homosexualité , travestissement , schizophrénie ? ( "Sister Ray" ) ... Il n'est parfois pas si utile que cela de comprendre tout . La musique du groupe , souvent répétitive , parfois stridente , saccadée par les petits coups de baguettes nerveux de Moe Tucker ainsi que le phrasé traînant de Lou suffisent à nos avidités émotives quand on aime le rock and roll un peu aventureux .

Ce bruit qui faisait fuir la plupart des gens sensés de leur époque ( le groupe jouait toujours très fort ) c'est de la poésie des cavernes urbaines , avec des histoires de sexe , de violence , de sang et de came .

Pour Lou , pas très lucide sans doute ( ou trop ? ) tout s'allégorise : sa seringue , c'est aussi sa femme qui n'est pas exactement une vraie femme ( la pas très claire "Sister Ray" ) sa guitare ? pareil : sa femme ( "Here She Comes now" ) la violence , c'est la musique salutairement maltraitée , et le sexe , c'est le sang ( "The Gift" ) etc , etc ... Finalement , ce qui reste clair , dans cet album plus précisément , c'est la volonté du Velvet de faire du bruit , de dépasser le ronron du schéma rock ambiant afin d'éviter les compromissions ( de l'autre côté de la lumière , il y a les hippies et leurs fleurs du Bien ) . Ils donnent la parole aux guitares , établissent les nouvelles bases d'un rock and roll trash , plein de larsen , de distorsion ( "I Heard Her Call My Name") et d'improvisation de haute volée , avec en prime l'orgue ( de Cale ) amplifié comme une gratte pour le fantastique "Sister Ray" qui sur scène pouvait durer jusqu'à deux fois plus longtemps que la version originale ( 17 minutes x 2 = ... heu ... ah oui , quand même ! ) .

Lou Reed était un peu patraque à cette époque et il laisse parfois le crachoir à un John Cale à la voix encore juvénile . Le Gallois assure le récitatif sur "The Gift" ( une nouvelle écrite par Reed sur les hommes qui ne sont parfois pas des cadeaux ) et "Lady Godiva's Operation" à l'allure tranquille , soudain polluée par la méchante voix de canard lubrique de l'auteur ( sa façon de dire "sweetly" est un pur bonheur de perversité ) qui surgit comme un coup de pistolet dans un concert .

Cette volonté de briser les enchantements pour le plus grand plaisir des cancres que nous sommes , on la retrouve dès le premier titre "White Light White Heat" démarré bille en tête , scandé plus que chanté . Et tout au long de l'album ou presque , Lou Reed assure ( épaulé par l'autre guitariste , Sterling "over there" Morrison ) la plupart des solos à rallonge ( toujours un peu à côté de la plaque ) avec la mission de flinguer tout ce qui pourrait ressembler à de possibles jolies chansons . C'est l'album du No Beauty , un album punk ! A New York , tout est toujours un peu sale ... on le sait bien .

Album sans grand succès , mais à l'influence énorme ( tous les titres ont été repris et ont déclenché parfois des vocations ) il a donné envie à bien des personnes plus ou moins estimables de se frotter à cette radicalité sonore ou thématique . Des Américains ? Ah oui ! ... Iggy Pop et les Stooges , les Modern Lovers de Jonathan Richman , Suicide , The Dream Syndicate , Sonic Youth ... des Anglais ? Mouais , si on veut ... Bowie , Buzzcocks , Joy Division , Marc Almond , des punks aussi ... des Français ? Ah non , je ne peux pas être à ce point menteuse ou cruelle ! J'ai tant de péchés déjà à me faire pardonner ...
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