Le destin a voulu que l'aieul de Viktoria Tolstoy, le grand écrivain auteur de
Guerre et Paix, s'installe en Suède à la fin du XIXème siècle après s'être épris de la fille du médecin qui le soignait. Un siècle plus tard, sa descendante suédoise a choisi de chanter dans un registre jazz pop.
Remarquée par un émissaire du label Blue Note dans un club de Stockholm, la chanteuse blonde comme les prés appose son nom à la célèbre étiquette et enregistre son troisième album, après deux succès nationaux. S'il permet à Viktoria Tolstoy de changer d'échelle et de percer au niveau mondial, l'album
White Russian est néanmoins enregistré avec sa garde rapprochée comprenant le grand Esbjörn Svensson (claviers et production), Dan Berglund (contrebasse), Nils Landgren (trombone), Per Johansson (saxophone) et Magnus Öström (batterie, percussions).
Célébré par la critique qui le considère encore comme son meilleur opus,
White Russian se répartit en une douzaine de morceaux empruntés au gigantesque
songbook du jazz ou composés par la chanteuse et le leader du trio e.s.t. On y trouve donc des versions particulièrement réussies de
« Casablanca » ou
« My Funny Valentine » que des titres traités dans un esprit moderne, entre rythmiques drum'n'bass (
« Venus & Mars ») et chorus de saxophone (
« I Do Care »). Versatile, chanté par une belle voix caressante magnifiée par l'accompagnement du trio,
White Russian a de quoi réjouir et attirer un large public.
Loïc Picaud - Copyright 2013 Music Story