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5.0 étoiles sur 5
Furt à son meilleur?, 21 septembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wilhelm Furtwängler - Enregistrements 1942-1944, vol.1 (CD)
Ce coffret est le premier d'une série de quatre coffrets collector DG rassemblant des enregistrements avec Vienne et Berlin de 42 à 54 par ce chef immense.
Ce volume rassemble les concerts enregistrés avec Berlin de 42 à 44. Les bandes sont revenues à la radio de Berlin (Ouest) en 87! les Russes avaient récupéré les bandes survivantes des concerts et la radio de Moscou les garda un certain temps pour finalement les restituer en 87.
Les symphonies de beethoven 4,5 et 7 avec Coriolan sont à entendre avec en tête le contexte de l'époque. La 5ième est sombre, rapide (tempi plus vifs que celle de l'intégrale emi) et dévastatrice. Sombres aussi les autres ainsi que la 39ième de Mozart.
Le concerto pour violon de beethoven est simplement admirable (quel soliste!).
Quant à la 9ième de Schubert, elle est à couper le souffle. Bruckner n'est pas loin. L'ouverture du Freischütz est gigantesque. Le concerto grosso de Haendel (comme la 39ième de Mozart) connaîtra certainement plus de gaité et de lumière sous d'autres baguettes en des temps plus apaisés mais que d'émotion!
Un coffret indispensable à tous les amateurs de la période romantique (Beethoven, Schubert), les symphonies étant un jalon de l'histoire de l'interprétation de ces oeuvres, de Furt également, peut être à son meilleur durant ces années douloureuses, et bien sûr à tous les collectionneurs, surtout ceux considérant Furt comme le plus grand des plus grands chefs du 20ième siècle.
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Furtwängler dans l'atmosphère de la guerre, 7 mai 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wilhelm Furtwängler - Enregistrements 1942-1944, vol.1 (CD)
C'est pendant la guerre que Furtwängler a donné ses concerts les plus dramatiques, ce que l'on ne peut s'empêcher d'interpréter à la fois comme un écho de la situation périlleuse dans lesquelles l'Allemagne s'était engagée et comme une manière de désapprouver le régime et d'y résister.
D'autres commentateurs vous ont parlé de ces enregistrements de guerre venus de Moscou. Ils sont présents sur deux coffrets DG dont celui-ci, le premier, est le plus indispensable. Les symphonies de Beethoven sont des témoignages à la fois géniaux et d'un extrémisme difficilement dépassable; la "grande" symphonie de Schubert se compare plutôt avantageusement, sauf pour la qualité du son bien entendu, au disque célèbre de 1951; elle aussi est plus rapide et dramatique. En revanche le concerto grosso de Haendel sonne un peu étrangement à nos oreilles et même la 39e symphonie de Mozart, un peu raide pour dire les choses un peu vite, n'est pas une première urgence.
Pour le concerto pour violon, j'en connais quatre avec Furtwängler : celui-ci, avec Erich Roehn, premier violon de l'orchestre sauf erreur, en 1944, les deux avec Menuhin (1947 et 1953) et, à la même période que l'enregistrement "officiel" EMI avec Menuhin de 1953, un autre avec Wolfgang Schneiderhan, autrefois publié en 33 tours dans la collection Historisch de DG et apparemment introuvable depuis. Avec ce dernier comme avec Roehn, le soliste est dans l'étroite dépendance du chef, il fait du Furtwängler en quelque sorte; cependant, toute question de qualité de son mise à part, Roehn est préférable à Schneiderhan dont la sonorité n'est pas très agréable. Dans les deux cas, Furtwängler est plus passionnant qu'avec Menuhin, encore que l'enregistrement EMI de 1953 soit très proche du concert avec Schneiderhan; l'atmosphère de l'introduction orchestrale n'a été atteinte par personne depuis. Ces deux interprétations se ressemblent de façon étonnante malgré les 9 ans qui les séparent.
En revanche, vous ne trouverez pas deux enregistrements célèbres qui ne font pas partie de cette série rendue par les Soviétiques : la très sombre 9e symphonie de Beethoven de 1942, presque hors-sujet si on pense à l'Ode à la Joie que l'interprétation contredit quelque peu et, encore plus indispensable, la géniale Héroïque de décembre 1944, qui, loin d'être à la marge de la discographie comme l'enregistrement précédent, est au contraire en son centre, comme un modèle qui a inspiré beaucoup de celles qui l'ont suivie. Pour acquérir ces deux témoignages, on peut trouver actuellement un coffret Music & Arts, mais ce sera au prix de quelques doublons.
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Tacking Sides, 2 juin 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wilhelm Furtwängler - Enregistrements 1942-1944, vol.1 (CD)
Un large éventail de ce que ce grand chef d'orchestre a enregistré pendant une période sombre de son histoire. Malheureusement décédé en 1954 (heureusement pour monsieur K)ses enregistrements sont plutot rares. Ici c'est une aubaine pour l'amateur et le collectionneur.
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