William Howard Schuman est né en 1910 dans le Bronx à New York (USA). William Schuman apprit le violon ainsi que le banjo dès l'enfance et, durant ses études secondaires, il forma un groupe musical « Billy Schuman and his Alamo Society Orchestra », qui jouait lors de mariages ou à l'occasion de Bar mitzvahs. En 1928, il entreprit des études de commerce à l'Université de New York, travaillant en même temps pour une agence de publicité. Le 4 avril 1930, Schuman assista à un concert au Carnegie Hall, où l'orchestre philharmonique de New York était dirigé par Arturo Toscanini. De cette expérience, Schuman dira plus tard : « Dès le lendemain, je décidai de devenir compositeur ». Il abandonna alors l'université et son travail pour se lancer dans les études musicales au conservatoire Malkin avec Charles Haubiel (1892-1978) et Max Persin puis, de 1933 à 1938, il fut l'élève de Roy Harris (1898-1979). De 1935 à 1945, il enseigna la composition au collège Sarah Lawrence et, en 1945, il fut nommé président de la Juilliard School, et fonda le Juilliard String Quartet. Il quitta l'institution en 1961 pour devenir le premier président du Lincoln Center de New York, une position qu'il occupa jusqu'en 1969. Il est mort en 1992 à New York, USA.
Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter « Voyage » et « Chester » pour piano, « Amaryllis » pour Trio à cordes, cinq Quatuors à cordes, « Dances » pour Quinette de cuivre et percussions, un Concerto pour piano, un Concerto pour violon, le « Concerto on Old English Rounds » pour alto, chaeur féminin et orchestre, « A Song of Orpheus » pour violoncelle et orchestre, « To Thee Old Cause » pour hautbois et orchestre, « Three Colloquies » pour cor et orchestre, « Prayer in Time of War », « American Festival Overture » et « New England Triptych » pour orchestre, des « Variations on "America" » de Charles Ives, huit Symphonies, numérotées de 3 à 10, les deux premières ayant été reniées, deux Opéras, « The Mighty Casey » et « A Question of Taste », les musiques de ballet « Undertow » composée pour Antony Tudor, «Night Journey » et « Judith » composées pour Martha Graham, des oeuvres pour fanfare, dont le « George Washington Bridge », ainsi que des oeuvres chorales sur des textes de Walt Whitman, d'Archibald MacLeish, de Genevieve Taggard, de Langston Hughes, d'Edna St. Vincent Millay ou de Thomas Wolfe, ou bien encore les « Mail Order Madrigals » sur des textes tirés du catalogue Sears Roebuck de 1897.