Wilt 4 marque le dernier opus des aventures du grand Henry Wilt... et de ses malencontreuses rencontres !
Pour cette dernière fournée, Tom Sharpe axe son roman sur de nombreux personnages, et son "héros" Wilt est relegué au second rang pendant une large part du livre. Avouons que les frasques et la répartie de cher professeur du Tech nous manque quand il n'est pas là. Pourtant, malgré les nombreux individus qui jalonnent l'histoire, Sharpe parvient à nous livrer un roman encore fort cocasse, avec tout l'humour noir que lui seul sait aussi parfaitement manier. On regrettera malgré tout certaines scénètes un peu trop improbables et qui gâchent la portée critique du roman.
A lire avec attention la postface faite à l'ouvrage par Christian Dalzon, maître de conférence et amateur de la littérature "sharpienne". Celui-ci nous livre un éclairage court mais dense de la réflexion à l'oeuvre dans les aventures que content Tom Sharpe. Et qui nous montre que derrière le rire, Sharpe manie aussi une critique acerbe de la société anglaise, mais ponctue ses romans par un humanisme certain.