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Tout le monde sait aussi que Beigbeder alterne ce récit, avec une sorte d'auto-hagiographie avortée, où il nous parle de son enfance "bordée de cuillers d'argent", de son adolescence difficile, et de sa célébrité intervenue à l'âge adulte.
Ben moi, j'ai pas aimé.
Dans la partie World Trade Center, Beigbeder noie son incontestable talent dans un récit convenu qu'il n'arrive pas à finir... Aucune trace de l'originalité de la langue, de la vision du monde et de la société qui ont fait son succès. Une histoire morne et mal racontée. A sa décharge, comme il se plait à le répéter, l'horreur de l'événement n'est pas à la portée du premier écrivain venu...
Dans la partie sur lui, un peu plus intéressante, Beigbeder reste néanmoins dans la superficialité. Il ne va pas au bout des choses. Il lance quelques phrases bien ciselées - il reste un grand publicitaire - et s'arrête là. Sa vision du monde et ses souvenirs, sont traitées à la va-vite, en quelques bons mots. Un comique troupier de clown triste en quelque sorte.
Reste les passages sur New York qui m'ont rappelé de très bons souvenirs, mais c'est TRES personnel.
Moi jusqu'ici Beigbeder, j'avais tout lu et tout aimé.
Windows on the world, non.