Cet enregistrement ne comblera que les fanatiques de Schubert. D'autant que Gerarher, élève de DFD, paie ici un lourd tribut à son maître. Et il s'en démarque finalement assez peu. Une prouesse, en un sens, une déception, dans un autre - on aimerait entendre une vision enfin nouvelle de cette œuvre mythique, mais tellement ressassée. On aimerait aussi, sans doute, découvrir un héritier à Hans Hotter. Mais il ne faut pas se montrer injuste avec Gerarher (même si, à mon sens, c'est le disque de trop) d'autant que Gerold Huber nous offre un piano, un souffle, un rythme proprement splendides (et c'est peut-être lui la vraie nouveauté), au point que je me suis surpris, parfois, à oublier le chant au profit de son jeu presque péremptoire, par instants. Une très belle découverte en tout cas, quoique réservée aux "Happy Few".