The Wise Man's Fear est le deuxième tome de la série "The Kingkiller's Chronicle".
Le premier tome, "
The Name of the Wind: Day One", sorti en 2007, avait déjà fait une sortie remarquée. Autant dire que ce deuxième tome, si long à paraître, était très attendu. Aucune date de sortie n'est encore indiquée pour le dernier tome, pour le moment nommé "The Doors of Stone".
Le premier tome méritait sans aucun doute 5 étoiles, et le deuxième le mérite sans doute encore plus. J'ai dévoré avec bonheur les plus de 1000 du roman (ouiii, c'est très long, mais on ne voit pas le temps passer).
L'histoire:
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L'histoire reprend à la minute même où on a arrêté le premier tome. Kote l'aubergiste, un peu éprouvé par les évènements de la nuit, continue de raconter ses aventures passées en tant que Kvothe au Chroniqueur et à son élève, le coureur de jupons Bast. Pendant près d'un tiers de livre, Kvothe va continuer à étudier à l'Université des magiciens. Il ne se passe rien, mais j'ai dévoré ces pages. Ensuite il va se frotter à la politique en allant à la Cour d'un personnage important, en quête d'un patron pour soutenir ses vélléités artistiques. Puis il va aller chasser des bandits de grands chemins. Il va aussi faire une rencontre improbable. Puis il va essayer de s'intégrer dans une nouvelle civilisation. Tout çà pour retourner à l'Université, plus ouvert d'esprit, plus posé et déniaisé ("I continued my usual classes in sympathy, medicine, and artificing, then added chemistry, herbology, and comparative female anatomy").
Est-ce qu'il était nécessaire de passer plus de 1000 pages pour cela? Oh oui.
L'intérêt du livre
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Le livre comporte plusieurs niveaux de lecture.
Vous avez envie de vous divertir? Ce livre est fait pour vous. On retrouve les étapes classiques des livres de fantasy, presque trop attendues (l'école de magie, la Cour et ses intrigues, le test des oiseaux déjà vu à plusieurs reprises dans d'autres livres/films même si je ne me souviens plus où, ou encore le moment qui n'est pas sans rapeller le choix d'Harry Potter quand il va acheter sa baguette magique). On sait ce qui va se passer, et on se repaît de chaque mot, de chaque scène, tellement justes.
Vous aimez les jeux d'esprit? Ici avec toutes les mises en abyme (vous lecteur lisant l'histoire de l'aubergiste racontant sa propre histoire qu'il commente lui-même, et dans laquelle on lui raconte d'autres histoires qu'il commente aussi...) vous ne serez pas déçu. Vous aimez une écriture élégante et efficace? Vous avez trouvé le bon livre, avec plus de 150 chapitres parfaitement équilibrés et fluides.
Vous avez envie de vous creuser les neurones? Vous ne serez pas déçu. Enfin, personnellement, je n'ai trouvé qu'un premier niveau de lecture aux phases "université" et "Cour", donc j'ai peut-être (sans doute) passé à côté de quelque chose. Mais sur le chemin avec les mercenaires et ensuite, on va devoir réfléchir avec Kvothe à la conceptualisation (possible ou non) de ce qu'on peut ressentir, au langage...
L'auteur s'amuse avec nous. Kvothe se fait attaquer par des pirates, son bateau coule? Il l'inclut dans un chapitre avec le titre taquin de "All Wise Men Fear" Et bien il n'écrira pas plus que quelques lignes sur le sujet, pour dire que cela n'a rien à voir avec le sujet traité, et donc que ces moments ne méritent pas qu'on s'y attarde. Alors que dans le même temps, l'auteur peut passer des pages à des pages à nous parler de la lune (qui est là, qui n'est pas là, qui est capturée, qui est libre, enfin pas tout à fait...). Je me suis pas mal trituré les méninges à ce sujet("a wise man views a moonless night with fear").
Un regret?
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Pas qu'il y ait tant de pages pour pas grand chose, comme certains lecteurs semblent le regretter. L'histoire a un tel charme et est tellement bien contée que j'aurais pu passer 1000 pages de plus à l'université avec Kvothe.
Peut-être le fait que les aventures de Kvothe apparaissent plus comme des "tableaux" qu'une histoire vraiment fluide. J'avais l'impression d'avoir "Kvothe à l'école", "Kvothe à la Cour", "Kvothe sur la route" etc... L'unité est bien là en y réfléchissant (Kvothe reste un enfant traumatisé par la perte de ses parents, son but dans la vie est d'apprendre et comme une éponge il absorbe tout ce qu'il peut). Mais chaque étape est un peu abrupte.
Sûrement l'histoire d'amour que l'auteur tente de faire naître entre Kvothe et cette manipulatrice de Denna. Elle se bouge plus que la Molly de
L'Assassin royal, mais elle n'est pas plus sympathique, au contraire même (enfin, à mes yeux, et malgré tous les efforts que l'auteur aura déployé dans ce tome pour prouver le contraire!).