ça fait un bail maintenant. J'étais encore lycéen quand ce disque est sorti. J'avais auparavant été très emballé par Disintegration (et je le suis toujours car c'est l'album que je considère aujourd'hui comme le plus abouti et le plus équilibré de Cure, et celui que j'écoute encore régulièrement), mais quelque peu effrayé par la compil' de remix dance horribles qui avait suivi. J'avais eu peur que ce soit la fin pour eux. Bref... Alors quand je me suis risqué à écouter cet album se fut un peu la claque dans la figure. Comme il a été signalé très justement dans un des commentaires précédents, c'est l'album noisy de Cure. Pédale wahwah et disto déchainée sur "cut"; basse vrombissante et menaçante sur "End", ligne lancinante sur Open. Mais ce n'est pas tout, dans le registre des émotions cet album couvre une palette très large, et c'est cette diversité qui fait aussi son charme. Tristesse ("Trust"), violence et agitation("Cut"), noirceur névrotique ("End" et "Apart"), superficialité un peu niaiseuse "Friday I'm in love", légèreté et optimisme ("Doing the unstuck", Wendy time"), tonalité atmosphérique et finesse ("To wish impossible things"), romantisme et émotion totale ("From the edge of the deep green sea"), etc... En fait, pour l'info, ce qui surprendra à l'écoute de Wish, c'est cet "entracte" du milieu, les titres très légers et un peu superficiels étant regroupés au centre de l'album, juste après l'envolée du chef d'oeuvre From the edge of the deep green sea. Comme si, après un titre pareil le groupe s'était senti obligé de redescendre un peu... avant de reprendre les hostilités.
Un des meilleurs albums en tout cas parmi les derniers, et même, un de leurs meilleurs disques tout court.