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5.0 étoiles sur 5
Fabuleux!!!!, 13 novembre 2001
Ce commentaire fait référence à cette édition : Wish You Were Here (CD)
Pour la première fois, il s'est passé une année sans que le groupe ne sorte un album. Wish You Were Here sort en 1975 et marque le début des problèmes pour le groupe. Waters, leader du groupe, supporte mal la reconnaissance mondiale du groupe et la pression du music-business. C'est sans doute pour cela que cet album, écrit en hommage à Barrett, est d'une grande nostalgie: nostalgie des années d'insouciance où l'on croit qu'on peut changer le monde. Les textes de Waters vont être désormais de plus en plus sombres et violents; ils lui permettront d'exorciser ses traumatismes d'enfance. La musique, elle, reste géniale. Mais pour la première fois, des dissentions vont apparaître, Waters devenant omniprésent et voulant complètement prendre les rennes du groupe.
Mais même si c'est le début de la fin pour le groupe, l'album reste exceptionnel, du niveau des précédents, notamment avec Shine On You Crazy Diamond.
Pink Floyd a encore de beaux jours devant lui.
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22 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Dernier chef d'oeuvre avant la descente, 17 janvier 2004
Par Un client
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Wish you were here est à écouter en le replaçant dans son contexte : il suit Dark Side Of The Moon. Une fois que l'on sait cela, l'hommage des 4 Floyd à leur membre fondateur devient plus émouvant. Ils sont devenus des stars du rock, il est devenu fou. Pourtant les paroles de Waters commencent à sentir le souffre. Désorientés par le succès de Dark Side les 4 se retournent sur leurs débuts sans que leur créativité faiblisse. Au contraire cette nostalgie désabusée de leurs débuts semble les motiver. Le mixage fait la part belle aux nappes de toutes formes qui façonnent le son de cet album en laissant la première place méritée à la guitare de David Gilmour. Le jeu de ce dernier coule comme du miel dans les oreilles. Les Floyd sont toujours au sommet en 1975, ils commenceront à faiblir avec Animals (1977)dont les musiques ont du mal à suivre les paroles (presque trop) cyniques de Waters.
Cet album est un classique (mon préféré après Meddle) à écouter en entier et en boucle comme tous les albums des Pink floyd (la touche random de votre lecteur de CD est à bannir évidemment).
Wish You Were Here est donc la dernière pièce maîtresse des Floyd, leur dernier bijou, mais quel joyau !!
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8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
le méga-planeur, 26 septembre 2010
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L'album-hommage à Syd Barrett est en même temps un concept-album aussi abouti que chaleureux, sans doute l'album de Pink Floyd le plus accessible à mon avis, mais également le symbole, pour l'imaginaire et l'inconscient collectifs, de ce que représente le groupe, de sa musique et de son identité (pas encore réduite à celle de Roger Waters quelques temps plus tard). Tous les titres s'enchaînent (comme dans l'album précédent, "Dark Side Of The Moon"), à l'exception de "Welcome To The Machine" et "Have A Cigar".
1 - Shine On You Crazy Diamond (Part One) (Gilmour/Waters/Wright) (13:31) - La longue introduction (un peu plus de 8 minutes 40) est légendaire : très planante au départ, synthétiseurs seuls en une nappe presque immobile sur laquelle vient ensuite se poser la guitare électrique de David Gilmour pour un solo tout en douceur... Quatre notes résonnent, telles des cloches (guitare électrique avec un léger effet d'écho), pour amorcer la seconde partie de l'introduction, la guitare cette fois plus expressive, avec la rythmique. Puis enfin le chant arrive, magnifique couplet, refrain très connu, choeurs féminins; la fin est dominée par un assez long solo de saxophone qui nous emmène tranquillement mais sûrement vers le titre le plus sombre de l'album (et qui annonce l'album suivant tant dans les textes noirs que dans l'atmosphère un peu désolée)...
2 - Welcome To The Machine (Waters) (7:26) - Avec sa guitare acoustique répétitive, sa voix éplorée, ses claviers sinistres, ce titre est très proche de l'album "Animals". Le début donne le ton, avec ses bruitages industriels mystérieux. Et à la fin, on peut entendre une sorte d'ascenseur qui remonte comme vers la surface, vers l'extérieur, la lumière; et puis un soudain bruit de foule joyeuse et animée termine le morceau de manière complètement inattendue.
3 - Have A Cigar (Waters) (5:08) - Très ironique, sur les tromperies du music-business (comme le titre précédent), mais beaucoup plus "léger" (si tant est qu'une chanson de Pink Floyd puisse l'être), bien qu'à la couleur sonore comparable (en cela très proche également de "Animals", et en particulier de "Pigs"); chanté par Roy Harper, musicien bien connu en Angleterre, dont la voix se fond comme un seul homme dans la musique de Pink Floyd.
4 - Wish You Were Here (Waters/Gilmour) (5:41) - Quelques bruitages (conversation, minuscule extrait d'une symphonie de Tchaïkowsky, la Quatrième pour être précis), puis démarre la chanson qui donne son titre à l'album, la plus mélancolique du disque et aussi celle qui s'adresse le plus explicitement à Syd Barrett (dont on sait qu'il est venu une fois assister, incognito et méconnaissable, aux séances d'enregistrement de cet album); un titre plutôt acoustique, et qui se termine de manière presque aérienne, la voix et la guitare en osmose, bientôt recouverts par le vent, et ainsi se fait la liaison avec le finale :
5 - Shine On You Crazy Diamond (Part Two) (Waters/Wright/Gilmour) (12:21) - D'abord, une même note répétée à la basse, puis la rythmique arrive, sur laquelle vient se greffer un solo de synthétiseur puis de guitare électrique de plus en plus enlevé jusqu'à un passage calme, toujours dominé par la guitare, amenant la reprise du thème vocal entendu au début de l'album... Couplet, refrain, couplet, refrain, puis les voix s'effacent devant la longue conclusion instrumentale : rythmique avec orgue et guitare, solo de piano électrique (un de mes passages préférés de l'album), nouveau solo de synthétiseur en même temps que la musique baisse progressivement d'intensité, préparant le dernier thème, calme, rappelant celui du début de la première partie, mais cette fois-ci avec basse, batterie et piano en plus de l'électronique. Dernières notes aux synthétiseurs seuls, dans un fade tout en douceur...
La boucle est bouclée ainsi que cet album qui, s'il ne semble pas traduire une évolution particulière au niveau de la créativité du "méga-planeur", représente néanmoins une sorte d'achèvement formel, et le dernier véritable album de Pink Floyd en tant que groupe, avant la prise de contrôle par Roger Waters puis la séparation définitive.
A noter (en-dehors de celles de la pochette bien connue) les photos à l'intérieur de l'album (que l'on peut retrouver dans les versions remasterisées et vinyl-replica), dont ma préférée est celle avec le foulard rouge agité par le vent, sur un paysage de hautes herbes jalonné de deux rangées de peupliers, comme un adieu poétique à Syd Barrett dont l'esprit plane tout du long sur cet album de légende.
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