Il revient cette fois-ci avec un album à la taille de sa franchise : nu. Si Fragile, le double album pesant sorti en 99 reflétait son mal de vivre et sa tristesse, With Teeth est une claque épurée de tout style. Rien que l'essentiel de NIN. Un savoureux mélange de tout ce qui fait de Trent Reznor, l'homme de l'indus et de la situation.
Tout ce qui fait l'identité de Nine Inch Nails se retrouve dans cet album, les reefs crus et les batteries percutantes, les sons indus stridents qui n'arrachent pas les oreilles, la voix suave et pourtant puissante de Reznor qui comme a son habitude fait presque tout tout seul, toujours entouré de Alan Moulder pour la programmation et la production. Cette année Trent délègue la batterie à un copain qui n'est pas un inconnu et qui n'est autre que Dave Grohl, l'ancien batteur de Nirvana (excusez du peu).
Ce qui ne change pas : lui et son envie de parler de ses sentiments, ne pensez pas que le garçon soit égocentrique, loin de là, mais ses sentiments il les exprime si bien qu'il aurait tort de faire autre chose.
Ce qui change : il ne se contente pas de parler de lui et la politique fait son entrée dans l'univers froid et dur de Nine Inch Nails, certainement pas pour lui donner de la couleur me dirait vous ? et pourtant... c'est sur The Hand that Feeds, violente critique des systèmes politiques américains et mondiaux qu'il signe une chanson entre techno-pop et métal, non vous ne rêvez pas, bien remixé ce single fera un tube de discothèque.
Certains autres sont plus violents comme You know what you are ? qui renoud avec toute la violence dont il avait montrer savoir faire preuve dans Broken.
En bref que du bonheur pour les fans, que de très bonnes sensations pour les puristes de l'indus qui aiment le dépouillé. Un très bon album pour commencer, même si personnellement j'aurais tendance à conseiller Pretty Hate Machine premier album du maître.