Je n'en reviens pas d'être le premier à donner mon avis sur ce trésor. La musique de Dead Can Dance est... différente. Quoi que vous aimiez, vous ne pourrez qu'être ébloui. Ca ressemble à quoi? Il y a du gothique, du Enya, du Alan Stivell, du Public Image, du Can, du Mike Oldfield, du Ennio Morricone, de l'iranien, du japonais, du Mozart, du canaque, du XTC... je ne sais plus quoi dire, c'est un tel grand écart qu'en fait cette grandiose musique semble un creuset de tout ce qui traîne et fait décoller. Parfois le coté 'inspiré', 'habité' de la musique (et particulièrement de cet album...) met un peu mal à l'aise, comme honteux devant tant de grâce. Par exemple, écouter cela avec quelqu'un d'autre se révèle une experience curieuse et aux effets inattendus (euh.. commencez avec votre compagne/compagnon, c'es franchement plus prudent). Donc cet album est pour moi le meilleur de Dead Can Dance (ça tient la corde avec Aeon). La 'chanteuse' (le mot est complètement incongru...) Lisa Girrard touche un degré d'émotion que je n'ai pas rencontré ailleurs. 'Anywhere out of the world': si des ET écoutent ça, ils penseront que notre planète est un paradis. Ce morceau est irréel et finit par rendre honteux de plaisir. 'Adversity' c'est un ovni sans limites. 'Iconoclast' on se demande jusqu'où ça va aller. 'Persephone' je me lève la nuit pour entendre cette curieuse note. 'Windfall' comment ont ils pu écrire un morceau pareil?
Vous l'avez compris, on est pas dans la ritournelle à deux balles et cet album met 98% de la 'musique' dans le décor. Réfléchissez bien avant d'écouter cette musique car elle va changer votre perception de ce qui vous entoure. je vous assure que je n'en rajoute pas...
le CD 'Aeon' est du même niveau, à peine moins troublant peut-être.