Voilà un film purement hollywoodien en ce sens qu'il n'a aucune prétention sinon celle, fort honorable, de nous divertir pendant deux heures. Et ma foi je trouve personnellement qu'il y parvient très bien.
Le pitch est d'une simplicité biblique: après avoir été mordu par un loup, Jack Nicholson se découvre atteint de lycanthropie, ce qui nous vaut une première heure absolument délectable puisqu'elle nous montre Nicholson aux prises avec sa mutation génétique, mutation qu'il constate d'abord avec effroi avant d'y trouver diverses compensations.
Après quoi "Wolf" se concentre sur la relation entre Nicholson et Michelle Pfeiffer, laquelle revisite à sa façon le thème éternel de "La belle et la bête".
Cela dit, même si le scénario est ingénieux, l'intérêt majeur de ce film vient évidemment de son casting. Jack Nicholson est impérial, comme toujours, et s'en donne à coeur joie dans un rôle qui lui va comme un gant. Jamais sans doute son sourire "carnassier" ne fut aussi bien employé!
A ses côtés, Michelle Pfeiffer lui donne la réplique avec un talent qui n'a d'égal que son charme. Quant à James Spader, généralement coutumier des rôles tourmentés, il change ici de registre sans perdre aucunement cette aura mystérieuse qui en fait l'un des comédiens les plus remarquables d'aujourd'hui.
Bref, le plaisir est total et l'on est bien triste quand arrive le générique de fin.