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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Très déçue,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : 50 Words For Snow (CD)
Je suis une fan absolue de Kate Bush, depuis les débuts. A mes yeux, elle est une des meilleures. On m'avait offert le CD il y a quelques mois et une première écoute m'avait déçu au point que j'ai même zappé des morceaux après quelques secondes d'écoute. J'ai donc réessayé... même résultat. Des arrangements et mélodies qui se trainent, une extrême redondance. Ça ne m'empêchera pas d'acheter le suivant !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Le "eyes wide shut" de Kate Bush,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : 50 Words For Snow (Téléchargement MP3)
Ayant acheté ce titre dès sa sortie j'ai essayé pendant plusieurs mois de l'écouter pour tenter de l'apprécier, sans grand succès hélas.Grand fan de Kate Bush depuis ses débuts (ce qui ne me rajeunit pas), j'étais déjà resté un peu sur ma faim avec "The Red Shoes" (un peu trop commercial à mon goût), et "Aerial" m'avait laissé également perplexe, alternant à mon sens le bon et le moins bon, sans jamais atteindre l'excellent. "50 words for snow" m'amènerait à craindre une forme de repliement sur soi-même qui, en fin de compte, appauvrit l'oeuvre. On se souvient des ballades irlandaises de "the dreaming", du trio bulgarka dans "the sensual world" (qui sont mes deux albums préférés). Ici le minimalisme de Snowflake/Lake Tahoe/Among Angels finit par ressembler à un simple manque d'inspiration. Misty a par moment un petit côté jazzy assez sympathique. Les trois autres morceaux de l'album ressemblent hélas plutôt à un produit d'appel assez commercial et pas très réussi. On a souvent comparé Kate Bush à Stanley Kubrick. J'étais un fan absolu de Kubrick, jusqu'à "Eyes wide shut", qui ressemble à un exercice de style photographique légèrement érotique et largement creux, entre sens commercial, volonté d'épuration et manque d'inspiration. J'ai peur que Kate Bush n'ai fait son "Eyes wide shut" avec "50 words for snow". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
56 internautes sur 71 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Mad Woman across the Snow,
Par Jacques BENOIT (Paris FRANCE) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : 50 Words For Snow (CD)
C'en devient presque embarrassant, de crier au génie dès qu'il s'agit de Kate Bush.Ceci posé en préambule pour prévenir que oui, il va falloir s'habituer à l'embarras, car une fois de plus ces Cinquante Mots pour dire la neige sont magnifiques, et géniaux. Bush y est créative et déroutante, énigmatique et lente, et ce disque tout en restant éminemment, (et heureusement), "du" pur Kate Bush, s'apparente peu à ses prédécesseurs au niveau de ses intentions, se déployant lentement dans des séductions alambiquées et des compositions étirées comme la lumière d'hiver qui n'en finit pas de mourir à l'horizon, au de-là du champ d'arbres noirs : lumière crépusculaire, obscurité de la nuit polaire, qui explique peut-être les choix de Bush sur les tonalités du livret qui accompagne son disque, tonalités délibérément nocturnes ; la neige faiblement éclairée y est grise, presque noire, les ambiances tamisées, les sujets (bonhomme de neige, moine tibétain pour évoquer le Yeti dans "Wild Man") émergent de l'obscurité par la grâce d'un faible halo de lumière. Nous sommes loin de l'imagerie traditionnelle liée à la neige, et de tous les clichés d'étincelante blancheur qui d'habitude l'illustrent. "Fifty Words for Snow" est ainsi une œuvre merveilleusement cohérente jusque dans son expression graphique. Éloge de ce qui se révèle peu à peu, d'un crépuscule hivernal qui ensevelit doucement le monde sous son manteau sombre et ouaté, et de la nuit qui s'installe. Cette nuit chatoyait et enivrait l'auditeur dans "Aerial" lorsqu'elle faisait briller les étoiles sur l'océan resplendissant ; ici elle prend son temps et s'étire sous les flocons, teintant la musique de mystère. Tous n'aimeront pas, et diront, oui, justement, c'est bien là le problème : "étirement"... Ils auraient tort ; "Fifty Words for Snow" est tout sauf du remplissage. Bush va en énerver plus d'un, déjà, avec son "SnowFlake" en intro : L'on s'attend a être pris par l'ensorcelante voix de notre magicienne en chaussons rouges, mais c'est celle en lieu et place du rejeton Bertie qui ouvre le disque. Logique : Albert Mac Intosh gazouillait déjà dans "Aerial" en introduction de "A Sky of Honey"("Mummy... Daddy.. The day is full of birds" annonçait-il alors dans une candeur émerveillée), et faisait office de voix d'ordinateur vocoderisée dans le précédent opus de la maman, "Director's Cut" ; donc l'emploi de la voix du fiston n'était ni un caprice, ni une passade. Cela étant, non prévenu et s'attendant à entendre la voix de Kate Bush, on est désarçonné et on se dit tiens, un coup de froid sur la gorge d'icelle? Mais le chant d'amour et de réconfort de la mère à son petit flocon emporté par le vent ("Le Monde est un tel vacarme... Continue à tomber... Je te trouverai bien"), en ponctuation discrète, et s'imposant au long du morceau, vient vite rassurer, l'on est bien en train de se faire ensevelir sous les mètres de talent musical de Madame Bush. Que ceux qui espèrent toujours le retour de la Kate Bush baroque, époumonée, gesticulante, et fantasque pour le plaisir de l'être dans certains de ses maniérismes et certaines de ses expérimentations musicales parfois hasardeuses (bien entendu, elle ne fut jamais bizarre pour le seul plaisir de l'être -à l'inverse des postures d'un avatar islandais dont on taira ici le nom par charité-, mais il le lui fut un temps reproché, tout de même ; et évidemment pas par ceux qui n'appréciaient chez elle que cette hystérie de façade, et ne l'aimaient en tous cas pas assez pour mesurer, derrière les éclats forcément séduisants du verre fracassé, la sérénité et la profondeur d'un talent unique d'auteur, que le temps a magnifié), donc que ceux-là sautent vite à bord du prochain chasse-neige et passent leur chemin, car il n'y a rien d'extravagant par calcul dans cette symphonie blanche explorant les cinquante mots eskimos pour nommer la neige. Il n'y a que du talent, et de la sincérité. Pas plus qu'il n'y a ici quoi que ce soit sur lequel les radios puissent se ruer (si ce n'est, peut-être, la quatrième piste, "Wild man", choisie comme porte-parole du disque en tant que "single" potentiel, et à qui certaines bonnes âmes ont déjà fait reproche de sonner comme "Experiment IV", de la même Kate... Comprendre: oui, oui, Kate Bush n'a plus rien à dire, la preuve, elle se répète. Hum hum. Pas vraiment. Ou alors, vive les bégaiements lorsqu'ils sont aussi réussis... Et si l'on devait, d'ailleurs, se livrer au jeu de piste de la ressemblance polémiste entre tel morceau par rapport à tel autre, ce n'est pas de "Wild Man" qu'il faudrait s'occuper. Et c'est ailleurs que dans l'œuvre de Kate Bush qu'il conviendrait d'aller piocher, car on sera éventuellement frappé par la convergence fortuite existant entre les notes d'introduction de "Misty" et celles de "You Cause So Much Sorrow" de Sinéad O'Connor en 1989, même si les deux compositions très vite bifurquent dans des directions opposées. Ceci n'empêchant pas "Misty" de remporter haut la main le titre de plus beau morceau de l'album, en raison de sa densité et de sa complexité musicale, mais aussi pour les multiples sens qui sous-tendent son thème narratif, tour à tour tendre, poétique, allusif, mélancolique -et provoquant : la relation amoureuse d'une femme avec un bonhomme de neige fait murmurer à Bush, dans un souffle où la gourmandise érotique le dispute à la nostalgie, qu'elle "le sent fondre dans sa main", à l'issue de leurs ébats charnels... "Fifty Words for Snow", album d'une heure d'écoute, n'est pourtant composé que de six longues mélopées (j'exclue du compte l'incantatoire "Wild Man" déjà cité, qui constitue la septième merveille du disque, mais dont la structure le met un peu à part du reste). Éloge de la langueur, éloge du temps qui neige et vous absorbe, manifeste de la merveilleuse cohérence d'une artiste complète et d'une interprète exceptionnelle, à travers sept morceaux autour desquels la voix de Bush, aujourd'hui intacte dans ses nuances et magnifique dans son registre plus grave et plus ample, s'enroule en spirale. Cependant, que l'on ne s'y trompe pas. "Fifty Words for Snow" n'est pas un disque languide ou atone, il ne provoque aucun engourdissement, les rythmiques de la piste qui donne son titre à l'album sont là pour le confirmer. C'est une œuvre qui toujours surprend, chaque écoute amène son lot de découvertes, et le déroutant duo avec Elton John (pardon, Sir Elton) n'échappe pas à cette règle, composition émouvante à plus d'un titre, de par son thème d'une part, mais aussi parce qu'elle nous démontre que Kate Bush se souvient de qui elle est. C'est à dire un auteur qui (par déférence, par référence, par amour, par capacité d'émerveillement encore intacte, et parce qu'appartenant à une génération douée de mémoire et dénuée de cette boulimie de consommation futile et contemporaine qui fait qu'on brûle ce que l'on adorait cinq minutes auparavant), a décidé de rendre hommage à celui dont elle disait (dans une de ses rarissimes interviews au magazine pop-rock britannique "Q") que la moindre de ses compositions la rendait à l'époque "folle d'extase et aussi de jalousie", en ce début de décennie 70's où la musique allait la faire devenir, d'un seul coup en 1978, l'incomparable Kate Bush du "Kick Inside". Ainsi Kate Bush, dans ses confidences relatives à l'auteur de "Your Song" et "Ticking" (entre autres!...), citait notamment un des incontestables chefs-d'œuvre du musicien-compositeur anglais, l'insurpassable "Madman Across the Water". Il devenait donc aussi logique qu'émouvant que la Dame Folle au Travers des Plaines Enneigées invite, dans ce "duet" intitulé "Snowed in at Wheeler Street" (et qui n'est pas un coup marketing, car le morceau n'a rien, mais vraiment rien d'un "tube"), l'une des étoiles qui ont ont brillé au firmament de l'époque qui l'a vu naître, elle et ses prodigieux Hauts de Hurlevent. Et même si Cathy ne gesticule plus dans des videos-happennings-phénomènes, la sorcière de la Neuvième Vague et le Sieur John anobli par la Reine -et lui dans le rôle d'un Heathcliff à qui le temps aurait donné la voix profonde qui sied à la désespérance-, savent émouvoir lorsqu'ils s'avouent l'un à l'autre "ne plus jamais vouloir se perdre". Car c'est là le thème de ce morceau : Histoire d'un amour réincarné au fil des millénaires où les amants s'étreignent avant que la mort ne les sépare, un amour qui chute avec Rome et qui... Lire la suite › Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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