Qu'elle hérésie !! Lors de sa première édition en CD, ce Live anthologique avait été tronqué de son final de feu: "Can't get enough part I", le "Six sting string" du génial Mathias Jabs, et donc "Can't get enough part II", soit les 10 dernières minutes d'un album que je n'hésiterais pas à qualifier comme l'un des plus grands Live de tout les temps. Vous vous imaginerez peut être qu'en tant que Fan, mon jugement est forcément démesuré. Vous auriez tort.
Alors pourquoi un tel engouement vis à vis de ce Live ? Car en effet, j'aurai tout aussi bien pu vous énumérer les tout aussi nombreux défauts que certains n'auront pas manqué de lui trouver. A commencer par la performance vocale de Klaus Meine. 13 mois de tournée intensive (seule celle d'Iron Maiden cette même année était digne de comparaison) n'auront pas épargné les cordes sensibles du chanteur. Ainsi, sa justesse dans l'interprétation de la plus part des titres laisse souvent à désirer par rapport aux V.O.
La résonance aussi, dans la plus part des salles ou ont été enregistré ces concerts, gomme parfois les Guitares incendiaires de Mathias Jabs. Mais justement ! C'est en ça que ce Live est exceptionnel et ne ressemble à aucun autre. Truffé d'imperfections, comme le sont souvent les concerts de Rock, "World Wide Live" transpire par tout les pores la rage. A l'écoute de ce Live, on a le sentiment (grâce à la prise de son) de vivre en temps réel ces shows (bouillants), tout en étant au coeur du spectacle. Ça gronde, ça arrache, ça gueule, ça colle au slip. Les amplis crachent leurs décibels, tandis que le son tourne en ébranlant les murs d'enceintes. Les Germains sont à l'agonie, et le public au bord de l'asphyxie. Voilà pourquoi ce Live est sans équivalent.
Concentré sur les 4 albums précédent la sortie de ce Live, SCORPIONS montre à la face du monde qu'au milieu des années 80 il était le meilleur, au sommet de son (H)art(D).
Époustouflant tout simplement. 18,5/20