Final vraiment ?
Le film laisse tellement d'interrogations qu'on peut se demander si l'on a visionné le dernier opus de la série. La différence majeure entre cet épisode et les deux précédents, c'est la réalisation et par logique les réalisateurs aux sensibilités différentes. Brett Ratner est un réalisateur sans réelle vision cinématographique mais dont les oeuvres vont à l'essentiel, elles ne sont pas brillantes, la réalisation est banale mais les histoires efficaces (mais basiques) captent l'attention et reposent surtout sur l'interprétation des acteurs et des scènes d'action précises. Par ailleurs, les personnages de ses oeuvres ont rarement de la consistance. Au contraire, le réalisateurs des deux premiers X-Men, Brian Singer a une sensibilité qui lui permet d'approfondir le caractère des personnages qu'il met en scène. Il aime, la complexité de l'âme humaine ce qui donnait aux deux premiers films X-Men une profondeur touchante. Ses films étaient comme la BD, une attaque en règle du racisme (la BD est ouvertement une critique du nazisme). Ici, les personnages sont sacrifiés à l'action, elle est omniprésente. On peut critiquer l'option prise pour cette histoire mais force est de constater que si Singer savait fouiller les entrailles torturées de nos héros, l'action semblait franchement l'ennuyer. Alors ses films étaient profondément humain mais comme on aime aussi les bagarres et les effets spéciaux, on était un peu déçu par un spectacle qui manquait d'éclat. Ratner a ajouté du piment en vulgarisant les personnages, la bonne recette pour un opus 4 ? Associer Ratner et Singer, le premier pour faire tout péter, le second pour apporter un supplément d'âme.