Challenger cette année, pour le titre de plus grand groupe rock du monde, le succès planétaire est couru d'avance pour Coldplay, cependant le groupe ne reste pas sur ses acquis et passe un cap, un peu comme Radiohead à l'époque de "OK Computer" et livre "X & Y", un long disque (plus de 63 minutes) beaucoup plus ambitieux et abouti que "A rush ...".
Un peu concept album, le CD est divisé en deux parties bien distinctes X et Y ( X pour féminin et Y pour masculin ?) :
Les morceaux en X se démarquent par une utilisation des synthés plus prononcée :
"Square one" avec son début "odyssée de l'espace" et son avalanche de guitares au refrain très impressionante, le piano apaisé de "what if", l'exceptionnel "white shadows" très typé 80's (on pense au groupe Ah-a), l'orgue du méditatif "fix you", le sample du "computer love" de Kraftwerk sur "talk", le planant et emphasé "X&Y".
Les morceaux en Y, de facture plus classique, renouent avec les albums précédents, toutes guitares dehors :
le single "speed of sound" frère de sang du "clocks" de "A rush ...", la belle guitare folk de "a message", la basse New Order de "low", la splendide mélodie à la R.E.M de "the hardest part", la ballade la Doves "Swallowed in the sea", le mélancolique et puissant "twisted logic".
Le magnifique "til kingdom come" à la manière d'un Echo and the bunnymen acoustique clot l'album de façon magistrale.
Un disque magnifique de bout en bout qui offre un énorme plaisir d'écoute avec ses mélodies au dessus du lot et pour notre plus grand bonheur, la voix de Chris Martin, magnifique, qui n'a jamais aussi bien joué de son falsetto si particulier à nous faire trembler d'émotion.