Automne 2008 : la revue XXI achève sa première année d'existence en beauté avec la publication du n° 4, baptisé "destins d'Afrique".
Au sommaire, outre les rubriques habituelles, figure un dossier proposant une certaine vision de l'Afrique noire. On y parcourt avec Papy le Zaïre et l'Angola, sur la piste des diamants de guerre; on découvre l'incroyable descente aux enfers du Zimbabwe sous la coupe du dictateur sanguinaire Mugabe. XXI revient ensuite sur l'épisode de la mystérieuse disparition de Philippe de Dieuleveult et de son équipe en 1985 sur le fleuve Congo. Officiellement noyé, l'animateur-espion, honorable correspondant de la DGSE, aurait en réalité été assassiné par les services de sécurité de Mobutu. Une bavure jamais reconnue par la Françafrique...
Au chapitre littérature, XXI s'aventure aux sources du polar nordique dont il conte la génèse, avec Maj Sjowall et Per Wahloo et les succès actuels, dans la lignée de l'excellente trilogie "Millenium" de Stieg Larsson et de l'univers désenchanté des romans de Henning Mankell et Jo Nesbo, créateurs des inspecteurs Wallander et Harry Hole.
Au rayon scandale, la revue s'attaque cette fois ci à l'industrie pharmaceutique dont elle dénonce, dans un article très bien documenté, la propension au business plus qu'à la science. Dernière innovation marketing en date : créer des maladies imaginaires pour vendre des médicaments inutiles au lieu de rechercher de nouvelles molécules pour soigner de vraies pathologies. L'affaire du Médiator a démontré que cet article était encore en deça de la vérité....
XXI n'est pas une revue militante, mais c'est incontestablement, à sa manière, une revue engagée. On ressent, à la lecture de ses enquêtes, comme une exigence de justice et de vérité qui transcende les clivages politiques . Souhaitons à XXI, qui ne dépend pas de la publicité pour vivre, de conserver longtemps cette soif de rigueur et d'impartialité dans le récit du monde....de notre monde !