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500 PREMIERS RÉVISEURSle 5 juillet 2013
Printemps 2013 : fidèle lecteur de la revue XXI depuis ses débuts en 2008, je dois dire que ce coup ci, je suis resté sur ma faim...

Si l'on excepte l'intéressante et roborative interview de Jean Paul Delevoye, Président du Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese) décrivant une France au bord du "burn out", le reste avait comme un air de déjà lu : sempiternelles histoires d'immigrés clandestins en route vers la terre promise, chroniques des quartiers difficiles décrivant le combat courageux des habitants pour l'intégration, célébration euphorique des héros du Tiers Monde et misérabiliste des victimes innocentes de la crise économique et financière, portrait au lance-flamme de personnalités aussi célèbres que mégalomanes (ce trimestre ci : Maurice Herzog)

Trop de bons sentiments et de "recettes" qui finissent par être suspects...

XXI se serait-il "boboïsé" ?
66 commentaires|2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 avril 2013
La revue «XXI» est de retour en ce printemps qui se fait toujours désirer.
Ce numéro n°22 est une véritable réussite journalistique.
La régularité de ce trimestriel est d'ailleurs remarquable, ce depuis ses débuts en janvier 2008.

La revue de 212 pages peut sans conteste être comparer à un magazine qui se rapproche d’un beau livre:
> une reliure souple mais avec un dos carré collé solide,
> une mise en page claire et structurée,
> des photographies et des illustrations très variées, adaptées à chaque article,
> l’iconographie superbement reproduite,
> la précision des légendes,
> la qualité rédactionnelle des articles,
> l’intérêt des reportages sur des sujets originaux,
> l’originalité des interviews.

Son attrait réside surtout dans la place accordée aux reportages de journalistes professionnels et indépendants.
Chacun d’entre eux dispose d’une longueur conséquente (de huit pages pour les plus courts à 14 pages pour les plus importants).
Les thématiques sont très variables: sociologique, politique, culturelle, historique, mais toujours à hauteur d’homme, au plus près de l’H(h)umanité…
Le genre abordé peut être vu sous l’angle du quotidien, du voyage, de l’enquête, du théâtre, de la littérature, de la poésie, de l’humour, de la parodie et même du récit graphique.

Le cœur de la revue aborde dans ce numéro la thématique «Rêves d’ailleurs, les chemins de l’exil» avec trois reportages contemporains sur l’émigration et le parcours de ceux qui partent.
Chaque article est une investigation au long cours, une enquête sur le terrain qui témoignent des espoirs au moment du départ, des difficultés rencontrées au cours du périple et des rêves encore inaccessibles mais dont l’enchantement reste encore intact.

1. «Ces hélicoptères qui diffusent du parfum au-dessus de Paris».
Maizam a quitté son pays très jeune.
Aujourd’hui, ce jeune afghan d’à peine vingt ans (la journaliste ne sait pas très bien et Maizam le sait-il lui-même?) vit dans la région de Bordeaux où il est scolarisé et rêve de décrocher son Brevet.
Le reportage de Florence Lozach est superbement construit sur les allers-retours entre la France et l’Afghanistan, entre Maizam vivant chez nous et Mohammed, le grand frère resté au pays, entre le présent aléatoire et le passé douloureux.
Pourquoi ce choix de construction?
Parce que Maizam ne voulait pas répondre à la journaliste tant que son frère aîné n’aurait pas donné son accord.
C’est ainsi que les paragraphes kabouliens alternent avec les bordelais.
Un reportage d’une rare humanité sur la soif de vivre, d’apprendre, d’aimer.

2. «22 jours dans la vie d’Ogosto».
Hassane est fonctionnaire mais aussi très engagé dans l’«Association marocaine des Droits Humains (AMDH).
Après son travail, il consacre son temps à défendre les sans-papiers sur le sol marocain.
Un jour, il en vient à s’occuper d’Ogosto, un exilé nigérian décédé.
Il se glisse dans la peau de ce sans-papiers qui doit être enterré dans une fosse commune.
Sans l’avoir connu de son vivant, Hassane vivra vingt-deux jours intenses pour rendre hommage à un homme qui rêvait d’un monde meilleur et pour qu’il ne tombe pas dans l’oubli de l’anonymat.
Thierry Leclère livre aussi un reportage d’une rare humanité, cette fois-ci sur les différences au sein même de l’Afrique et sur la générosité désintéressée.

3. «Le petit théâtre des Mureaux».
France, fin 2010.
Mureaux, cité des banlieues parisiennes, cataloguée zone difficile, plaque tournante du trafic de drogue.
Des femmes africaines, à l’âge mûr, montent une pièce de théâtre appelée «SAS 0078 agents très sociaux».
Elles sont soutenues par les travailleurs sociaux et surtout par Anne Lind, metteur en scène expérimentée.
Un vent de liberté souffle sur la banlieue et emporte au loin nos préjugés.
Des portraits de femmes magnifiques écrits par Léna Mauger.

Les neuf autres reportages et documents sont à l’avenant.

J’en retiens deux pour leurs côtés insolites et décalés.

1. «Ces mots qui brisent les vitres» raconte l’histoire d’éditeurs russes à New York, capitale de la technologie numérique de pointe.
Passionnés par le beau livre de fabrication artisanale, les poètes-imprimeurs-ouvriers créent «Ugly Duckling» une maison d’édition.
Douze pages magnifiquement illustrées à la manière dadaïste et qui nous prouvent que la passion engagée peut faire des miracles.

2. «Chan, 16 ans, un oiseau en colère» suit une jeune birmane qui se révolte contre les injustices faites aux paysans par la junte militaire.
«Paix» (c’est la traduction de son prénom) ne connaîtra jamais cet état d’esprit et de fait tant que les droits du Peuple birman ne seront pas reconnus.
Chan devient au fil de son engagement politique une activiste à la Aung San Suu Kyi, avec la fougue de sa jeunesse.
Pleine de verve, brillante oratrice, elle soulève des montagnes et passionne les foules.
Un très beau portrait, symbole d’une jeunesse éruptive, pleine d’espoirs et de rêves de liberté.

Deux autres types de papier figurent régulièrement dans la revue «XXI».
Un long reportage de photojournalisme et un récit graphique qui prend la forme d’une bande dessinée documentaire d’une trentaine de pages.
– «Les Confettis du monde» rassemblent plus de quarante photographies de Léo Delafontaine. Son récit visuel et commenté est un voyage poétique et humoristique à travers les «micro-nations» qui sont disséminées à travers le globe.
– «Rendez-vous à Toulouse» est un beau témoignage sur l’altérité et sur l’ignorance. L’histoire est centrée sur la rencontre de Marie Dubois avec des handicapés mentaux au cours de «jolies colonies de vacances». La dessinatrice et narratrice nous livre dix ans plus tard un récit graphique émouvant et sensible, à la fois digne, respectueux et humoristique.

Pour terminer par un autre point fort de la revue, on peut souligner les deux pages qui parachèvent chaque reportage. Elles s’appellent «Pour aller plus loin».
Ce titre en dit long et les textes replacent le reportage dans le contexte historique et géographique (avec des cartes), politique, économique et social (avec des chiffres), culturel (avec des livres, des films, des musiques)…

«XXI» peut sembler à première vue onéreuse mais c’est une publication sans aucune publicité, donc indépendante et libre de toutes pressions.
Comme l’affirme les deux fondateurs Laurent Beccaria et Patrick de Saint- Exupéry, «Un autre journalisme est possible».

Comme sa petite sœur «6 Mois» (même équipe mais parution semestrielle), comme ses modèles et sources d’inspiration anglo-saxonnes «The New York Times Magazine» ou «The New Yorker», cette revue est INDISPENSABLE à tout lecteur curieux.

Son succès (entre 40000 et 5000 exemplaires vendus à chaque numéro) a aiguisé les appétits.
C’est ainsi que, basé sur le modèle éditorial de «XXI», «France Culture» a sorti en 2012 son équivalent «France Culture Papiers»: le magazine prend la forme d’une traduction écrite et illustrée de ses meilleures émissions de radio.
Et «L’Express» a sorti son calque avec «Long cours» qui s’articule sur les grandes aventures à travers le monde et sur des textes d’écrivains qui traitent de sujets de société.
La structure formelle et éditoriale de ses petits frères est étonnamment proche de «XXI».
Mais le succès se fait attendre.
33 commentaires|3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 janvier 2016
parfait comme d'habitude. Je vous conseille vivement cette revue.
parfait comme d'habitude. Je vous conseille vivement cette revue.
parfait comme d'habitude. Je vous conseille vivement cette revue.
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