Les Beatles se lancent dans Magical mystery tour sous l'impulsion de Paul McCartney. Il s'agit d'un film musical et psychédélique relatant les aventures d'un car et de ses passagers lancés dans un voyage à la destination inconnue. Le film, réalisé par les Beatles eux-mêmes, contient 6 nouvelles chansons. La filiale d'EMI, a la bonne idée de créer un nouvel album en mettant les 6 chansons sur une face et les 5 autres titres sortis en single en 1967 sur l'autre face : c'est sous cette forme que Magical mystery tour est disponible aujourd'hui. "I am the walrus"est une réussite incontestable : Lennon déverse des paroles "incompréhensibles" dans la plus pure tradition du nonsense anglais, le tout sur une rythmique implacable, renforcée par une des plus belles orchestrations jamais écrites par George Martin. Mais à côté de ce nouveau coup de maître, se trouve également un instrumental comme "Flying", beaucoup plus banal et sans grande imagination. "Magical mystery tour", la chanson qui ouvre l'album, tient parfaitement son rôle en invitant l'auditeur de manière dynamique à suivre les Beatles dans le voyage. Vient ensuite une des plus belles ballades de Paul, "The fool on the hill", l'histoire d'un fou dont tout le monde se moque. McCartney livre également une chanson plus légère mais agréable, "Your mother should know". Quant à George Harrison, sa contribution est le morceau "Blue Jay way", qui n'a pas une mélodie inoubliable mais dans laquelle l'utilisation conjointe d'un orgue, de l'écho et d'étranges chœurs créent une atmosphère trouble et prenante. Sur la "face B", on trouve l'inoffensif et simplet "Hello goodbye" de McCartney et les morceaux de choix viennent ensuite : "Strawberry fields forever" et "Penny Lane". Ces deux titres ont été enregistrés à l'époque de Sgt. Pepper, fin 1966-début 1967, mais étant d'abord sortis en single, ils ne furent pas intégrés à l'album. différentes. "Penny Lane", de Paul, évoque la vie quotidienne de ce quartier de Liverpool de manière romancée et poétique. . L'album se conclut avec "Baby you're a rich man", avec ce son de basse étonnant, et "All you need is love", "l'hymne" de l'été 1967 composé par John Lennon. Même si l'album Magical mystery tour a été "assemblé" de manière un peu artificielle et n'a donc pas la cohérence de Sgt. Pepper’s, il présente néanmoins toutes les facettes des Beatles au sommet de leur période psychédélique.