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Yeruldelgger Format Kindle

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Longueur : 546 pages Composition améliorée: Activé

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Descriptions du produit

Extrait

Une sorte de bonheur...

Yeruldelgger observait l'objet sans comprendre. D'abord il avait regardé, incrédule, toute l'immensité des steppes de Delgerkhaan. Elles les entouraient comme des océans d'herbe folle sous la houle irisée du vent. Un long moment, silencieux, il avait cherché à se convaincre qu'il était bien là où il se trouvait, et il y était bien. Au coeur de distances infinies, au sud de la province du Khentii et à des centaines de kilomètres de ce qui pourrait un tant soit peu justifier la présence incongrue d'un tel objet.
Le policier du district se tenait respectueusement à un mètre derrière lui. La famille de nomades qui l'avaient alerté, à quelques mètres en face. Tous le regardaient, attendant qu'il apporte une explication satisfaisante à la présence de l'objet saillant de terre, de travers par rapport à l'horizon. Yeruldelgger avait respiré profondément, malaxé son visage fatigué dans ses larges paumes, puis il s'était accroupi devant l'objet pour mieux l'observer.
Il était vidé, épuisé, comme essoré par cette vie de flic qu'il ne maîtrisait plus vraiment. Ce matin à six heures on l'envoyait enquêter sur trois cadavres découpés au cutter dans le local des cadres d'une usine chinoise dans la banlieue d'Oulan-Bator, et cinq heures plus tard il était dans la steppe à ne même pas comprendre pourquoi on l'avait envoyé jusque-là. Il aurait de loin préféré rester en ville pour enquêter sur les cadavres des Chinois avec son équipe. Il savait par expérience et par goût de l'adrénaline que la première heure sur une scène de crime était déterminante. Il n'aimait pas trop ne pas y être, même s'il avait toute confiance en l'inspecteur Oyun qu'il avait laissée en charge. Elle savait y faire et le tiendrait au courant si nécessaire.
Le policier du district n'avait pas osé s'accroupir à côté de lui. Il restait debout, à moitié penché, les genoux plies et le dos cassé en deux. Mais à la différence de Yeruldelgger, il ne cherchait pas à comprendre. Il attendait juste que le commissaire de la capitale le fasse. Les nomades, eux, s'étaient accroupis en même temps que lui. Le père était peut-être un grand-père, le visage plissé par la lumière du soleil sous son chapeau traditionnel pointu. Il portait un vieux deel de tissu satiné vert, tout brodé de jaune, et des bottes de cavalier en cuir. La femme était habillée d'un manteau bleu clair et soyeux serré par une large ceinture de satin rose. Elle était beaucoup plus jeune que l'homme. Les trois enfants se suivaient en rang d'oignons, rouge, jaune et vert : deux garçons et une petite dernière. Le commissaire jugea qu'il y avait à peine un an de différence de l'un à l'autre. Toute la famille affichait un air réjoui et de grands sourires qui tranchaient sur leurs visages à la peau rugueuse et rougie par les vents des steppes, le sable des déserts et les brûlures de la neige. Yeruldelgger avait été un gamin des steppes comme eux dans une de ses premières vies.
- Alors, commissaire ? osa le policier du district.
- Alors c'est une pédale. Une pédale de petite taille. Je suppose que tu as déjà vu une pédale, policier ?
- Oui, commissaire. Mon fils a un vélo.
- À la bonne heure, soupira Yeruldelgger, alors tu sais ce que c'est qu'une pédale !
- Oui, commissaire.

Revue de presse

« Ce thriller fleuve au titre imprononçable brille par son incroyable exotisme comme par l’intensité et la noirceur d’une intrigue difficile à lâcher. » Philippe Blanchet - Le Figaro


Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 1699 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 546 pages
  • Editeur : Albin Michel (2 octobre 2013)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B00FFWK5RQ
  • Word Wise: Non activé
  • Composition améliorée: Activé
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5 92 commentaires client
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: n°1.465 dans la Boutique Kindle (Voir le Top 100 dans la Boutique Kindle)
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Commentaires en ligne

Meilleurs commentaires des clients

Par Thierry Begel MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 15 septembre 2013
Format: Broché Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs ( De quoi s'agit-il? )
Ce policier écrit par Ian manook (pseudo de Patrick Manoukian né en France) est un livre que j'ai dévoré car d'une part c'est bien écrit, d'autre part l'histoire est palpitante et enfin le cadre est somptueux : la mongolie. Quand je lisais ce livre j'avais en tête les paysages magnifiques du' film Urga de Nikita Miklalkov. Le personnage principal Yeruldelgger, policier, va se retrouver au centre de plusieurs enquêtes et affronter sa propre histoire. Je ne vais rien dévoiler de l'intrigue car cela serait vraiment dommage. Ce livre en plus d'être un très bon roman policier nous dépayse totalement en nous transportant en Mongolie, ou l'on découvre un peu de la culture traditionnelle. Si vous aimez les romans policiers et que vous souhaitez en plus être totalement dépaysés, ce livre est pour vous. A lire d'urgence
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Par Elizabeth le 16 novembre 2013
Format: Broché Achat vérifié
Un bon polar dans un cadre inattendu, celui de la Mongolie. Bel arrière-plan, riche, puissant, non sans violence, où l'auteur campe un roman qui a du nerf. On se prend d'affection pour le commissaire désabusé au passé sulfureux. Les personnages sont convaincants. Une écriture rugueuse, parfois néanmoins un peu heurtée, scande le récit. L'ensemble est prenant. Je ne manquerai pas de suivre les prochaines aventures de Yeruldelgger.
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Par loboblanco TOP 1000 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 14 mars 2014
Format: Broché
Polar haletant à multiples rebondissements et dans un environnement inhabituel: la Mongolie et ses vastes étendues désertiques mais aussi sa capitale Oulan Bator. Ian Manook est un pseudo de Patrick Manoukian, auteur Français.
La quatrième de couverture ose un parallèle avec des auteurs du Nord bien connus. En fait si similitudes il y a, c'est seulement dans le contexte géopolitique mais pas dans l'écriture.
Il faut bien admettre un certain effet de mode lié au dépaysement d'actions pourtant très similaires quelle que soit la géographie où elles se déroulent.
Caryl Ferey autre auteur Français s'y est également essayé avec ses Polars "dépaysés" et à priori sérieusement documentés.
Il en va de même pour ian Manook qui semble posséder une bonne connaissance du territoire Mongol et de ses coutumes. Si l'action est menée de façon très dynamiques, l'écriture et la psychologie des personnages n'évitent pas cependant quelques clichés pesants et autres niaiseries récurrentes assez agaçantes.
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Format: Broché
Ce roman couvert de prix permet de confirmer une chose : le niveau de la littérature policière en langue Française est relativement faible.
Hormis la bonne idée de situer le roman en Mongolie (son lait de jument caillé, ses marmottes farcies, ses yourtes, ses chèvres et le thé salé au beurre) son intrigue, digne d'un thriller de bas étage, ne vole pas bien haut. On est toujours à la frontière entre le thriller, le hard boiled et le roman policier classique, le tout assaisonné d'une grosse louchée de chamanisme mongol. Avec tout ça, la crédibilité de l'histoire est faible, les invraisemblances sont légion.
Le passé du personnage principal est très chargé, trop à mon gout. La plupart de ses compères et des méchants sont caricaturaux, en particulier les plus jeunes.
Alors certes, c'est plutôt bien écrit, les chapitres courts sont plutôt agréables à lire, il y a beaucoup de passages intéressants sur la Mongolie (notamment le conflit permanent entre la tradition, la pauvreté et la tentation du consumérisme occidental), mais globalement tout cela est bien long... (630 pages en poche)
On sent que l'auteur a voulu mettre beaucoup de choses dans le livre, mais il en a trop mis. La surenchère de l'horreur (les crimes d'enfants, les viols, les meurtres horribles) est inutile et inefficace tant elle est caricaturale. Du coup, les beaux passages, les leçons de vie qui émaillent le roman tombent souvent à plat, jusqu'à un final prévisible cousu de fil blanc.
C'est un livre que j'ai terminé avec du mal, je n'ai pas envie de lire la suite.
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Par ecce.om TOP 50 COMMENTATEURS le 18 janvier 2015
Format: Broché
Ce roman a été couvert de prix et dans son introduction, Ian manook, évoque son parcours d’écrivain sur le tard (1ers écrits à 15 ans et 1ére édition à …65) et donne sa recette du succès.
Il faut : une intrigue construite « autour de sentiments et d’émotions universels évoqués à travers le récit de destins individuels » et se montrer pertinent et inattendu .

Arrivé à la fin de ce roman, je suis réservé sur l'application de ces consignes.

Certes, le personnage du Commissaire Yeruldelgger est intéressant, mais au fond, il ressemble à beaucoup d’autres. Il est dur au mal, déboussolé, souvent cynique, en proie à des difficultés relationnelles, marqué par un drame familial, nostalgique… comme ses collègues de papier que sont Kurt Wallander, John Rebus, Bernie Gunther, Fabio Montale…Les personnages secondaires sont plutôt réussis, typés, offrant assez de profondeur psychologique pour qu’on prenne plaisir à les accompagner.

L’intrigue tient à peu près debout, mais ne déborde pas non plus, d’originalité avec ces deux scènes de crimes apparemment distincts, qui finissent par se rejoindre, ces complots politico-financiers...La fin, ouverte appelle un peu trop ostensiblement une suite.

Le style de Manook n’est pas indigne, loin de là, mais n’est pas non plus renversant.
Le correcteur orthographique du « Livre de Poche » a du s’absenter à plusieurs reprises. Sa meilleure coquille ? Page 415 : « …le vers géant du désert de Gobi rampait vers lui… ». Un vers ça va, 2 vers...
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