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5.0 étoiles sur 5
La consécration d'un grand groupe toujours en activité, 9 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Yes Album (Expanded & Remastered) (CD)
Le troisième album de Yes marque un tournant important dans la carrière du groupe qui connaît enfin le succès international. Peter Banks, parti fonder Flash sans grand succès, est remplacé par Steve Howe qui a quitté le groupe psychédélique Tomorrow. La direction musicale devient plus progressive avec des plages approchant les 10'.
Le disque est composé de 4 grandes plages entrecoupées de deux plus courtes et plus simples comme si Yes avait voulu que l'auditeur reprenne son souffle après un tel voyage musical.
" yours is no disgrace" est un morceau puissant dont l'introduction est très rythmée ; les harmonies sont fouillées et les voix en ch½ur très travaillées ; les changements de tempo et de climat sont fréquents. Déjà la guitare de Howe fait merveille en variant les sonorités, de l'électrique à l'acoustique.
"The Clap" est une pièce acoustique de style picking prise sur le vif qui devrait ravir les amateurs de Marcel Dadi.
"Starship trooper" est un morceau à tiroirs dont la basse au début se distingue par son vibrato, sonorité curieuse et originale. Le morceau vire carrément au folk dans un tempo plus rapide puis de beaux arpèges de guitare à la Beatles nous ramènent vers l'ambiance du début jusqu'à l'apparition de trois accords de guitare répétés en crescendo avec l'ajout progressif des autres instruments ce qui provoque une tension qui débouche sur un sublime solo final de guitare aérien et inspiré de Steve Howe.
"I've seen all good people" est très plaisant surtout dans sa partie acoustique et son chant à plusieurs voix ; l'orgue d'église lui donne une touche solennelle. La deuxième partie passe brutalement au rock plutôt bien charpenté avec la même mélodie que le refrain du début.
Derrière la simplicité de la mélodie de "A Venture" se cache une orchestration des plus fouillées ; d'abord le piano et la guitare très jazzy, alors que la batterie multiplie les rythmes syncopés et la basse exécute une partition qui n'est pas de tout repos.
"Perpetual change" porte bien son titre car les changements de climats sont incessants apportant de nouvelles surprises à chaque étape. Steve Howe se montre encore à son avantage en changeant constamment de guitare et de sonorités. D'ailleurs il ne passera plus inaperçu car aux classements annuels des meilleurs guitaristes Rock son nom figure déjà aux côtés des Jimmy Page, Richie Blackmore, Alvin Lee, Eric Clapton et bien d'autres...
Le remaster de 2003 a ajouté 3 bonus tracks dont les 2 premiers étaient des versions single de « Your Move » (« I've seen all good people ») et de « Starship Trooper » depuis longtemps introuvables ; de quoi satisfaire les collectionneurs complétistes. Et pour terminer, une version studio de « The Clap » ; même si on préfèrera la version « live » car plus vivante, on ne crachera pas dessus car elle a des variantes intéressantes par rapport à celle que tout le monde connaît.
Enfin signalons, une fois n'est pas coutume, l'excellent travail de Rhino que ce soit au niveau de son remaster irréprochable et supérieur aux éditions précédentes, ainsi que la richesse du livret incluant pour la 1ère fois les paroles de tous les morceaux en plus des notes biographiques signées Bill Martin, éminent spécialiste de Yes et de rock progressif.
En conclusion c'est du très grand Yes, sans faiblesses avec une grande variété de climats, de rythmes, de sons relativement abordable après quelques écoutes. C'est le premier d'une grande série de 7 albums exceptionnels. Cet album n'est pas aussi développé que les suivants mais il devrait satisfaire pleinement ceux pour qui Rock Progressif est synonyme de remplissage redondant, emphatique et prétentieux. Le côté progressif laisse ici une large place au rock et personne ne s'en plaindra.
Un Must !
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
ça joue !, 28 avril 2002
Cet album est une pierre de plus à l’édifice du rock progressif qui n’en était à l’époque qu’à ses balbutiements. Le disque est composé de 4 grandes plages entrecoupées de deux plus courtes et plus simples comme si Yes avait voulu que l'auditeur reprenne son souffle après un tel voyage musical. Un des nombreux morceaux cultes du groupe ouvre ainsi l’album, "Yours Is No Disgrace", morceau puissant dont l'introduction est très rythmée. Les harmonies sont fouillées et les voix en chœur sont très travaillées, les changements de tempo et de climat sont fréquents. Tout le son de Yes est résumé dans ce morceau, le chant si caractéristique de Jon Anderson, les chœurs, la basse grondante, la construction alambiquée qui alterne différents passages plus ou moins acoustiques et le jeu de guitare de Steve Howe, à l’aise aussi bien à l’électrique qu’à l’acoustique comme le prouve l’instrumentale très rythmée "The Clap". Suit l'incontournable, "Starship Troopers", une construction assez tordue avec des sons excellents au jeu de batterie complètement débridé. C'est un morceau à tiroirs dont la basse au début se distingue par son vibrato, sonorité curieuse et originale. Le morceau vire carrément au folk dans un tempo plus rapide puis de beaux arpèges de guitare nous ramènent vers l'ambiance du début jusqu'à l'apparition de trois accords de guitare répétés en crescendo avec l'ajout progressif des autres instruments ce qui provoque une tension qui débouche sur un sublime solo final de guitare aérien et inspiré de Steve Howe. "I’ve Seen All Good People" est très plaisant surtout dans sa partie acoustique et son chant à plusieurs voix ; l'orgue d'église lui donne une touche solennelle. La deuxième partie passe brutalement au rock plutôt bien charpenté avec la même mélodie que le refrain du début. Derrière la simplicité de la mélodie de "A Venture" se cache une orchestration des plus fouillées ; d'abord le piano et la guitare très jazzy alors que la batterie multiplie les rythmes syncopés et la basse exécute une partition qui n'est pas de tout repos. Et enfin, "Perpetual Change" qui porte bien son nom car les changements de climats sont incessants apportant de nouvelles surprises à chaque étape. Là c’est plus difficile de rentrer dans le morceau tant les changements sont nombreux. C’est un morceau très typique de ce qu’est Yes. Le morceau est construit de façon assez libre, sans réelle linéarité même si certains thèmes comme l’intro sont récurrents. Steve Howe se montre encore à son avantage en changeant constamment de guitare et de sonorités. La voix haut perchée de Jon Anderson et les chœurs sont bien sûr au rendez-vous et le passage instrumental est assez délirant. En conclusion c'est du très grand Yes, sans faiblesse avec une grande variété de climats, de rythmes, de sons et relativement abordable après quelques écoutes.
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4.0 étoiles sur 5
Yes dans les starting-blocs !, 16 novembre 2002
En 1971, Yes passe de l’adolescence ("Time and a Word"), à l’âge adulte avec "The Yes Album".
L’arrivée d’un nouveau guitariste (Steve Howe) ouvre de nouveaux horizons au groupe, et l’impression à l’écoute de ce CD dynamique est celle d’une forte détermination. Au total, 6 titres, sans morceau faible, le tout étant très homogène.
L’ensemble est compact, avec des accents rocks assez marqués : une basse mélodique typique (Chris Squire), une guitare colorée et bavarde (Howe), une batterie inépuisable (Bill Bruford, qui jouera ensuite dans plusieurs groupes de rock progressif et meme de jazz-rock!), et aussi un orgue hammond particulièrement agressif (Tony Kaye). Sans oublier des envolées lyriques dûes à la grande importance donnée aux chants et aux harmonies vocales en général (Jon Anderson et les autres ...)
Il est à remarquer que la plupart des morceaux de cet album sont encore aujourd’hui repris sur scène par les musiciens (Perpetual Change, Starship Trooper, I’ve seen All Good People, Yours is no Disgrace). Ce sont en quelques sortes leurs "tubes" qui rallient parmi le plus grand suffrage sur scène.
«The Yes Album» est l’un des CD les plus rocks et décapants du groupe, celui qui leur a ouvert la voie ainsi que celle du "rock progressif", et un de ceux qui a le plus de charme par ses sonorités un peu démodées (sans oublier un excellent choix pour découvrir Yes !)
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