Dans ce genre de littérature, c'est un peu la roulette : ou c'est du vu et revu, genre Bridget Jones à 20, 30, 40 ans, à Londres, New York, Paris, avec l'aléa de l'écriture (car parfois, même pour un sujet léger, on peut vraiment s'ennuyer à lire, tellement le style laisse à désirer !), ou parfois, il y a l'Ovni, le petit livre bien sympathique, dont tout le monde parle, et qui finit pourquoi pas, par faire une petite adaptation au ciné (Marc Lévy, Anna Gavalda).
Celui ci appartiendrait à la seconde catégorie. Bon, c'est peut être un peu présomptueux, mais là, on sauve les meubles du genre.
Ne vous fiez pas trop au résumé bien succint de la quatrième de couverture. J'ai lu la première page pour me décider à lire le livre dans son intégralité : une femme, deux jeunes enfants, qui pleure dans la cuisine de son appartement parisien, en épluchant les oignons. Elle ne veut pas voir, ou trop tard, elle sait, déjà, que son mari la trompe. Et qu'elle est peut être, la dernière à le savoir.
Bref, banal, en somme. Mais Joséphine, notre héroïne, une fois la séparation consommée (il sera parti élever des crocodiles avec sa maitresse), s'applique à... trouver l'âme soeur ? Non, à boucler ses fins de mois. Et à assumer, au milieu d'une famille d'arrivistes (sa mère, sa soeur), sa situation, celle d'une femme qui n'a pas vraiment réussi sa vie de femme, sa vie de famille, sa vie professionnelle.
Belle évocation, en tous cas, de tous les faux semblants qui peuvent se mettre au travers de nos relations, amicales, familiales, amoureuses.
Sommes nous capables de tirer un bilan de notre vie ? Sommes nous capables de l'assumer face aux autres ? Telle est finalement la question centrale de ce livre, au travers de Joséphine, mais aussi des autres personnages.