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4.0 étoiles sur 5
Disco-bétonneuse, 26 décembre 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : You're a Woman, I'm a Machine (CD)
Death From Above 1979, dans cette pochette rose, nous offre un duo rock énigmatique et écrasant, dont nous ne ressortons par indemnes malgré le temps de l'album (seulement 35mn).
En plus d'avoir la tête complètement saturée par les effets d'une basse riche en sonorités lourdaudes, d'une batterie souffrante et d'un chant poussiéreux, une fois l'écoute achevée, on ne peut s'empêcher de se poser des tonnes de question quant au groupe et à son concept. Pourquoi s'être appelé ainsi, pourquoi ce nom d'album, pourquoi seulement un trio basse-batterie-voix, pourquoi la couleur rose, pourquoi les trompes, pourquoi toutes ses interrogations, pourquoi, pourquoi ? ...
Les Canadiens ont des idées si incongrues qu'elles seraient difficiles à exprimer avec des mots. En tout cas, nous pouvons être certains d'une chose : ce disco-rock, une fois écouté, n'est pas prêt de sortir de votre crâne.
Au premier abord, les sons se révèlent être plutôt difficiles à apprécier et à faire danser : comment pourrait-on bouger notre popotin sur quelque chose d'aussi écrasant, d'aussi étouffant ? Rien que la première piste nous donnerait bien envie de laisser ce premier opus de DFA1979 dans un coin d'oubli.
Patience, patience ! ... Ce sont les écoutes suivantes qui font sortir l'évident potentiel de cette musique pas si minimaliste que cela finalement ! La basse saturée nous surprend en prenant des airs de guitare, la batterie se déhanche, la voix nous appelle à rejoindre un dancefloor imaginaire. Ce duo s'avère être tout sauf ennuyant et uniforme : il est tantôt quasi-mélodique ("Little Girl"), tantôt qualitativement lourd ( "Turn It Out", "Going Steady"), tantôt extrêmement énervé ("Pull Out"). On lui trouverait même, sans trop de réflexion, un côté très sensuel ("Sexy Results", évidemment !).
"You're A Woman, I'm A Machine" nous montre que l'on peut exprimer beaucoup dans l'instantané et dans le restrictif. Cette composition vous donne la possibilité de manifester vos sentiments et vos envies les plus perverses, sans le moindre geste déplacé. Alors profitez-en !
DFA1979 n'est ni un nouveau Black Sabbath, ni une pâle copie d'un Lightning Bolt : c'est une musique cathartique avant tout.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Meilleur disque rock de l'année !, 7 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : You're a Woman, I'm a Machine (CD)
WOW !
Je viens de terminer l'écoute de cet album et j'en suis renversé, que d'énergie, avec seulement une basse et une batterie, ce band nous rappelle the White Stripes mais avec le groove de Queen of the Stone Age, ce band de Toronto nous en promet, à écouter absolument le premier extrait "romantic rights" que vous pouvez écouter sur leur site. http://www.bandzoogle.com/users/deathfromabove1979/default.html
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Du lourd, 11 juin 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : You're a Woman, I'm a Machine (CD)
Le monde du rock doit énormément aux White Stripes. Outre le rouge et le blanc, le duo de Detroit a remis en vogue le garage-rock et l'art difficile du duo. On a ainsi vu apparaître quelques groupes à la formation batterie-guitare - Kills, Black Keys voire même Yeah Yeah Yeahs - la plupart du temps pour un résultat convaincant.
Les canadiens Death From Above 1979 s'inpirent de ces modèles et sevissent en duo. Petite différence, ils n'emploient pas un guitariste mais un bassiste. Le résultat? Du bruit, beaucoup de bruit. Les infrasons de la basse de Jesse Keeler alimentent de riffs monumentaux la rythmique tribale et le chant hurlé de Sebastien Grainger pour un résultat dévastateur. DFA 1979 rocke et prouve qu'on peut faire beaucoup plus de bruit à deux que n'importe quel groupe de skate-punk californien. Les morceaux sont très bien écrits et les riffs restent en mémoire dès la première écoute. Simple, direct. On n'utilisera pas de métaphores débiles sur la boxe car il ne s'agit que de rock ici, et du bon.
Les nez d'éléphants nous rappellent que récemment cet animal a donné son nom à l'album d'un autre duo. Il sied certainement mieux à ce premier album des Death From Above 1979.
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