A l'inverse d'un Boileau-Narcejac écrit à quatre mains, pour Zigzag, Marc Villard et Jean-Bernard Pouy ont simplement échangé leurs thématiques habituelles et en ont fait des nouvelles.
Ainsi quand l'un s'intéresse au foot et au jazz, le second s'attachera à la Bretagne et aux patates.
Très probablement cette contrainte d'un thème a été trop exigeante, puisqu'en ressort un ensemble plutôt décousu.
On peine parfois à trouver un intérêt autre que stylistique aux nouvelles. C'est d'autant plus problématique que nécessairement les textes sont courts et s'enchainent, sans laisser à leur auteur l'occasion d'installer sa prose.
Le recueil pèche de par son inégalité, certains récits (comme "approximations provinciales ou "penser dans l'autobus") captivent immédiatement, quand pour d'autres, on compte presque les pages.
C'est donc un exercice de style difficile auquel se sont essayé ces auteurs, malheureusement ils n'ont su en éviter certains écueils.