Zoli est une jeune fille élevée par son grand-père, une sorte d'érudit de sa communauté puisqu'il lit. Zoli est déjà, de part cette éducation particulière, une personne à part. Mais dans une communauté où l'oral prime sur l'écrit, elle crée des chansons et des poèmes qui la rendent célèbre. Et pour son malheur, elle est "récupérée" par le Parti communiste lorsque celui-ci installe son emprise sur la Tchécoslovaquie.
Zoli la farouche, la poétesse, est alors tiraillée entre deux mondes, deux cultures. Et au final, elle n'appartient ni à l'une, ni à l'autre.
Ce livre nous parle de la vie d'une femme, mais aussi de celle d'un peuple, de l'humanité dans sa complexité, sa cruauté. C'est une histoire d'exil, exil de soi mais aussi de son peuple. Et peut-être surtout un livre de la différence. Entre les peuples, les cultures, les êtres. Zoli, femme entière, n'est plus chez elle nulle part. N'est d'aucun monde, si ce n'est le sien, personnel, intime.
Je me suis laissée porter par le style de l'auteur, j'ai dévoré les pages, et pourtant. Je n'ai pas vraiment été touchée par Zoli. il me semble que les personnages manquent un peu de profondeur. Cela reste une très agréable lecture, un voyage à travers le temps et les cultures, qui nous parle de l'âme d'une femme, et d'un peuple.