En allant sur le site officiel du groupe, on se rend compte qu'Hypocrisy ont sorti 16 albums, live et EPs en 12 années d'existence... pas mal tout de même, d'autant plus que le groupe ne semble toujours pas en manque d'inspiration, en témoigne ce « The arrival », excellente surprise pour un néophyte en la matière comme moi. Explications. Lorsque l'on me parle de death, j'ai souvent tendance à faire un pas en arrière pour m'en tenir à l'écart et pourtant, grande aurait été mon erreur de ne pas jeter une oreille à ce « The arrival ». Relativement mid-tempo dans son ensemble, la musique que propose le trio Suédois se veut toujours mélodique et dans son ensemble relativement originale et accessible. Lorsque l'on parle de mélodies dans le cas d'Hypocrisy, il ne s'agit pas d'envolées lyriques en voix claire mais de hurlements en voix black qui mis bout à bout forment d'étranges ritournelles souvent extrêmement accrocheuses. La force de cet album réside donc dans cette habileté qu'il a de conjuguer pesanteur des riffs et mélodies constantes, sans pour autant à un seul moment s'éloigner de la musique rugueuse et racée dont raffole les amateurs du style. Comme à son habitude, le chanteur/guitariste du groupe, Peter Tägtgren, également chanteur de Pain, son projet rock-dance-metal qui n'avait guère brillé en première partie d'In Flames en 2002, et accessoirement producteur de Dimmu Borgir, Immortal, Dark Funeral and co. a tenu à produire le disque. N'étant pas particulièrement fan de sa patte sonore (rappelant d'ailleurs celle de Townsend) à mon goût surchargée de mediums, j'avouerais ne pas du tout trouver mon compte dans le son de l'album. Malgré cela et la pauvreté de son packaging, « The arrival » reste un excellent album de death mélodique, simple et accrocheur comme on aimerait en entendre plus souvent.