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4.0 étoiles sur 5
Voilà, c'est fini, 31 janvier 2007
Musicalement, « Un autre monde » est le plus abouti des disques de Téléphone. Jamais auparavant autant de bonnes chansons n''avaient été alignées ensemble.
Techniquement Bertignac et Kolinka sont au sommet de leur art, les arrangements de Glyn Johns sont les plus subtils que le groupe a jamais eu, les textes d''Aubert n''ont plus ce côté adolescent attardé qui leur collait trop systématiquement à la peau ... '
La musique explore des horizons nouveaux, se diversifie, sans que cela fasse l''effet d'un patchwork assemblé de bric et de broc. Et finalement, c''est le très « téléphoné » « Un autre monde », relégué en dernière piste, qui surprend le plus dans le contexte et a du mal à trouver sa place dans l'ensemble.
Comme ses fans de la première heure, Téléphone devenait adulte. L''histoire nous a appris que le groupe était miné par des dissensions internes et que l''implosion finale déjà bien en germe était inévitable. Quand on sait que dans le même contexte humain, les Rolling Stones (auxquels Téléphone a souvent été plus souvent à tort qu''à raison comparé) mettaient sur le marché dans les années 80 des enregistrements calamiteux, on ne peut que remercier Téléphone d''être musicalement resté digne jusqu'à la fin.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Je rêvais d'un autre son, 8 juillet 2011
Le dernier album studio de Téléphone, publié en 1984, est aussi sous-estimé que le "Let it be" des Beatles, un peu pour les mêmes raisons. On en veut à ces groupes légendaires, vecteurs de rêves, d'avoir eu une fin, et c'est ainsi que les fans se sont mis à bouder leurs derniers travaux. Pourtant, "Un autre monde" est un excellent disque, le dernier essai d'un groupe schizophrène, tiraillé entre le désir d'Aubert de défricher de nouveaux territoires musicaux, et celui de Bertignac de rester fidèle à la tradition du rock (le même combat éthique avait opposé Jagger et Richards au sein des Rolling Stones dans les années 80). Avant que Jean-Louis et Louis ne concrétisent leurs envies respectives sur leurs premiers albums solo, les voici qu'elles cohabitent sur ce dernier opus de Téléphone. Et c'est ce qui fait son charme. Ainsi, l'album peut ravir les fans de la première heure avec des petits brûlots rock comme "66 heures", "Ce que je veux", "Loin de toi" ou "T'as qu'ces mots". La seconde partie du disque nous laisse entrevoir en revanche l'avenir de la carrière de Jean-Louis Aubert, avec des morceaux comme "Electric cité", "Oublie ça" et "Le taxi las", et leurs boîtes à rythmes funky. Mais au-delà de ça, cet adieu discographique du quatuor parisien contient trois chansons exceptionnelles qui feront entrer Téléphone dans l'histoire: "Un autre monde", la chanson titre, hymne générationnel qui deviendra le morceau le plus célèbre du groupe, "New York avec toi", petite bombe imparable qui invente le rock musette, et "Les dunes", formidable chanson d'ouverture qui préfigure "Les plages", premier tube de Jean-Louis en solo.
Si les cinq albums studio de Téléphone sont indispensables, celui-ci reste sans doute le plus attachant et le plus varié.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
On te donne trois balles : la troisième t'es un vieux, vieux, vieux, vieux, vieux, vieux, vieux, trop vieux, 4 juin 2011
"New York avec toi" et "Un autre Monde" sont les seuls titres que je sauverais de cet album. On lit ici ou là, qu'il s'agit de l'album de la maturité. Peut être...C'est bien ça qui coince. Pour moi, Téléphone n'avait d'intérêt que comme groupe de jeunes adultes, pour des jeunes adultes. Musicalement, c'était à des années lumière de ce que les anglos-saxons nous offraient au même moment. Au niveau des paroles, ça ne pouvait nous toucher que temporairement (même si pour ce qui me concerne, j'ai toujours trouvé les textes de Trust, beaucoup plus adolescents avec leur "conscience sociale" à 2 sous).
Et puis, de la même manière qu'on les a suivis, on les a quittés, parce qu'il fallait passer à autre chose.
On a beau dans la vie, avoir des voitures de plus en plus grosses, on garde toujours une nostalgie de sa 1ère 4 L ou de sa Peugeot 206.
Bienvenus dans le monde des grands...
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