C'est la première fois que je lis un Picouly, mais quelle découverte!
Imaginez un roman autobiographique courant sur près de 300 pages et ne racontant qu'une journée de la vie de l'auteur. Tout cela aurait pu être long, mais la magie de l'auteur agit avec une efficacité sans faille. Un style enlevé, une maitrise du flashback à toute épreuve, des intrigues qui s'emmêlent, et voilà le lecteur embarqué dans ce jeudi dans la vie du jeune Daniel, au c½ur de la Cité des Millions.
Si Picouly décrit une période de sa vie, il décrit aussi une période de la France, les années 60 en l'occurrence. N'ayant pas vécu cette période, je ne jugerai pas de la capacité que l'auteur a eu de faire revivre cette époque. Mais la force avec laquelle il décrit la vigueur adolescente est prenante. Pour une fois, un adolescent n'est pas qu'un simple rebelle, pas seulement une bombe à retardement, non, pour Picouly, un peu comme pour un Holden Caulfield, l'adolescence est un passage où les émotions sont à fleur de peau, que ces émotions soient positives ou négatives.
Le récit se déroule avec ses intrigues et sous-intrigues, parlant pêle-mêle d'amour, d'école, de vol à la tire, de littérature, de musique et de sauterelles.
Une excellente surprise!