Jusqu'à présent, c'est le cinéma Américain qui se gardait le monopole des films Ado ou Teenage ou D'jeunz ou pubère... Bon.
Bizarrement, notre culture éxagonale ne s'approchait de cette question soit, par des essaies ou des livres sociologiques un peu chiants ou des débats à l'assemblée nationale.
Chaque décènnie nous avait pourtant offerte son modèle. un éclairage neuf, moderne sur les jeunes en France et cela avec Truffaut dès le début des années 60. Les 400 coups et le moyens métrage qui suivait, l' Amour à 20 ans où Antoine Doinel, jeune homme fantasque et inimitable tourbillonait avec ses premières amours.
Les années 70 offrait aussi La gifle avec Isabelle Adjani. Claude Pinoteau offrait de nouveau la même expérience mais cette fois-ci dans les années 80 avec Sophie Marceau et La Boom.
Ici tiré d'une bande dessinée du même auteur qui a donc décidé de projeté sur celluloïd les affres de deux puceaux inséparables dans leur univers routinier et morne d'une banlieue de Renne, on découvre que même outre atlantique, ce qui arrive à des adolescents allant de leur amourette en passant par leur rapports avec leur parents et leur environnement tient aussi bien lieu d'un reportage animalier passionnant que de sketches nous rappelant nos propres souvenir.
C'est Cédric Clapich qui avait dans les années 90 fait mouche avec le Péril jeune, film généreux rempli à la gueule d'anecdotes et de situations évidentes et perspicaces.
A cette époque, justement, d'autres cinéastes avaient tenté également de s'intéresser à cette tranche d'âge. André Téchiné et Les Roseaux Sauvages, Pascale Ferran et L'âge Des Possibles.
C'était dans les années 90.
2000, c'est le désert sur ce sujet... Mais le voici donc enfin le modèle du genre. Il aura donc fallu attendre la fin de cette décénie. Mais à lui tout seul cette fois-ci, il rassemble toute la poésie et le tact d'un Romher ou d'un Doillon, l'humour et l'espièglerie d'un Clapich. Le questionnement d'une Ferran, et un certain classicisme d'un téchiné. La candeur d'un Truffaut...
En tout cas, Les Beaux Gosses ne tombe jamais dans les travers d'un constat engagé ou qui se voudrait dénonciateur et qui du coup paraîtrait réac ou complaisant. C'était en effet un risque au vue de l'ambiance actuelle et de l'état général de notre société. un pamphlet boursouflé était le risque encouru pour vouloir abordé un tel sujet qui est le centre actuellement des préocupations de nos gouvernants.
Mais non, on est au niveau de ces jeunes adultes et de leur questionnement amoureux et identitaire. On ne les montre jamais du doigt. On les observe juste, caché parfois honteux devant quelques pudeurs arraché par le cinéaste. On se rattrape avec des rires.
Un film drôle, intelligent, tendre et qui sera sans aucun doute le seul et donc aussi le plus réussi dans son genre ici en France.