Powerwolf nous revient des sombres forêts des Carpathes pour son troisième album. Pour l'historique du groupe et le style, vous pouvez aller jeter un oeil sur la chronique de leur premier album :
Return In Bloodred.
Première surprise : Un début d'album très symphonique ("Raise your fist, Evangelist"). On se dit que Powerwolf a évolué et cherche à se diversifier. Deuxième surprise et confirmation avec le second titre ("Moscow after dark") dont les couplets sont chantés en... russe ! Ce n'est pas la révolution, bien sûr, mais on a le sentiment que le groupe ne se répète pas et ça fait plaisir. Le très "maidenien" "Panic in the pentagram" remet les pendules à l'heure alors que "Seven deadly saints" et "We take the church by storm" lorgnent vers le thrash.
Les paroles sont toujours aussi décalées ("Catholic in the morning... satanist at night", "Resurrection by erection"). Le cliché du metal satanique est utilisé ici avec humour. Le groupe est là pour s'amuser mais attention, derrière cette dérision se cache un groupe de grande qualité.
Attila Dorn, en prédicateur illuminé, tient bien son rôle de frontman. L'orgue complète à merveille son sermon, les paroles en latin ici et là et les "halleluja", tout donne l'impression d'assister à une messe désopilante à la gloire du metal. Le sermon final, "Wolves against the world" qui va vite faire figure d'hymne pour le groupe, est prêt à être repris en choeur par tous les fidèles. Ouvrez donc cette "bible de la bête", vous ne serez pas déçus.
Finalement, Powerwolf a trouvé son créneau et ce qui n'apparaissait pas si original que ça au début de la carrière du groupe l'est devenu ! Le "halleluja metal" est né, Amen !
Et pour ceux qui n'y croient pas, BAM !, un grand coup de bible derrière les oreilles !
L'édition limitée propose un DVD live dont il serait dommage de ne pas profiter. On nous offre la prestation intégrale du groupe à Wacken, sur la petite scène (Wet Stage) bien filmée et avec un bon son. 45 minutes de concert, une sorte de best of live des deux albums précédents. Et l'occasion de voir que ce groupe ne se prend pas du tout au sérieux, en terminant son concert comme une messe orthodoxe (Lupus Dei). Sacrés farceurs !