Lire quelques pages d'un philosophe stoïcien vous conduit systématiquement sur le chemin de la liberté. Epictète (
Entretiens), Marc-Aurèle (
Pensées pour moi-même), Sénèque (
De la constance du sage, suivi de "De la tranquillité de l'âme") nous apprennent à nous déprendre de ce qui ne dépend pas de nous.
Cicéron (106 avant JC - 43 avant JC) est un philosophe latin de l'école stoïcienne.
"Puisque les passions font la vie malheureuse et leur apaisement la vie heureuse, puisqu'il y a deux sortes de passions, la peine et la crainte consistant en opinions sur les maux, le plaisir et le désir consistant en une erreur sur les biens, et puisque ces opinions sont toutes en contradiction avec la réflexion et la raison, hésiteras-tu à dire qu'il est heureux l'homme que tu vois libre et affranchi de troubles aussi graves, discordants même entre eux et tiraillés en tout sens ? Or c'est là l'état du sage. Donc le sage est toujours heureux.
De plus tout bien est cause de joie; ce qui est cause de joie doit être recommandé et préféré; ce qui est tel est aussi cause de gloire; mais ce qui est cause de gloire est digne d'éloges; or ce qui est digne d'éloges est honnête; donc ce qui est bien est honnête."
Ce beau texte, révélé par la traduction concise de
Emile Bréhier, est de nécessaire lecture dans un monde où le superficiel publicitaire agressif, nous démagnétise notre propre boussole.